Un samedi en Turquie :
Ogier leader pour deux dixièmes

Samedi soir, Sébastien Ogier compte une avance de 2/10e sur son équipier Esapekka Lappi en tête du Rally Turkey, marqué par la journée désastreuse de ses concurrents dans la course au titre, Ott Tänak et Thierry Neuville.

Au volant de leurs Citroën C3 WRC, Sébastien Ogier et Esapekka Lappi remportaient chacun deux des six spéciales caillouteuses dessinées près de Marmaris dans des températures avoisinant les 35°C.

Le Français inversait également l'ordre de la première étape en prenant l'avantage sur son équipier après que celui-ci cale dans une épingle de l'avant-dernière spéciale.

En parallèle, le leader du Championnat du Monde FIA des Rallyes, Ott Tänak (Toyota Yaris WRC) connaissait une journée à oublier en étant contraint à l'abandon dans la liaison menant à la deuxième spéciale du jour. L'Estonien était trahi par la boitier de contrôle électronique de sa voiture.

Cette deuxième étape ne souriait guère plus à Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC), deuxième du championnat et troisième au général vendredi soir. Sorti de la route dans la poussière en suspension de la première spéciale, le Belge perdait quatre minutes pour repartir et terminait le samedi au huitième rang.

Alors qu'il comptait près de dix-huit secondes de retard sur Esapekka Lappi, Sébastien Ogier pariait dans la matinée sur une monte mixte avec deux pneus Michelin durs et deux gommes médiums. Le pari du Français portait ses fruits en parcourant la première spéciale longue de trente-trois kilomètres 16''7 plus vite que son partenaire, pourtant deuxième !

Le tenant du titre gérait ensuite superbement ses pneumatiques dans les deux dernières spéciales de la matinée avant de repasser à l'attaque l'après-midi dans le second passage de la longue spéciale alors que ses pneus atteignaient une usure critique. Ses efforts lui permettaient ainsi d'être dans une position parfaite pour capitaliser sur la petite erreur du Finlandais.

« C’est toujours un peu risqué d'être agressif dans son choix de pneus, mais j'étais confiant dans le fait que cela fonctionnerait », déclarait le nouveau leader. « C’était un vrai défi cet après-midi tant les routes étaient abrasives et j'ai fini la boucle avec des slicks. Nos rivaux ont eu des ennuis, mais nous devons finir le travail demain. »

Trahi par l'ECU de sa voiture, Ott Tänak était contraint à l'abandon sur le secteur routier après l'ES8.

Andreas Mikkelsen (Hyundai i20 WRC) prenait également l'avantage sur Teemu Suninen (Ford Fiesta WRC) pour le gain de la troisième place, mais le Finlandais résistait bien pour retrouver le parc d'assistance à seulement 9''8.

Esseulé au cinquième rang, Dani Sordo (Hyundai i20 WRC) comptait près d'une minute de retard sur Teemu Suninen et près de cinquante secondes d'avance sur Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris WRC).

Le Finlandais avait pris plus tôt le dessus sur son équipier Kris Meeke (Toyota Yaris WRC), parti en tête-à-queue dans la matinée. Le Britannique répliquait dans l'avant-dernière spéciale avant que ses pneus extrêmement usés ne le fasse glisser en dehors de la route dans le test suivant. Avant la dernière étape, il comptait ainsi 15''1 de retard à combler sur Jari-Matti Latvala.

Derrière Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC), Pontus Tidemand (Ford Fiesta WRC) et le leader du WRC 2, Kajetan Kajetanowicz (Skoda Fabia R5), complétaient le top dix.

Avec son format ultracompact, la dernière étape dimanche n'offre que 38,62 km chronométrés répartis sur quatre spéciales. Le second passage dans Marmaris (7,05 km) de Marmaris fera office de Wolf Power Stage et offrira des points bonus aux cinq équipages les plus rapides.

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