ES8 : Désastre pour Neuville

Samedi, le leader du Championnat du Monde FIA des Rallyes Thierry Neuville a vu ses espoirs d'un premier titre prendre du plomb dans l'aile lorsque la suspension de sa Hyundai i20 l'a contraint à l'abandon dès la première spéciale du jour au Rallye de Turquie.

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ES8 : Yeşilbelde 1 (34,24 km)
Un début de journée difficile en ce samedi avec une nouvelle spéciale longue et exigeante. Elle longe la côte du départ à l'arrivée, dans un décor magnifique avec la mer en toile de fond dans les derniers kilomètres. La route est large et meuble dans un premier temps, avant de devenir plus cassante et il faut attendre la seconde moitié du parcours pour trouver la trace d'une véritable ligne droite.

Au départ de la deuxième étape, Thierry Neuville (Hyundai i20) comptait 3/10e seulement d'avance sur son principal adversaire Sébastien Ogier (Ford Fiesta), mais le Belge a rallié Yeşilbelde (34,24 km) au ralenti, suspension avant gauche cassée.

Alors qu'il comptait près de huit secondes d'avance sur le Français après les vingt-deux premiers kilomètres, l'amortisseur a traversé le capot peu après. S'il a poursuivi sa route, Thierry Neuville a perdu trois minutes et demie et la déception sur son visage en disait long.

« Quelque chose a cassé », a-t-il lâché au point stop. « On n'a rien touché. Je ne sais pas… C’est pas de chance, vraiment pas de chance. »

Avec son copilote Nicolas Gilsoul, Thierry Neuville a ensuite travaillé sur la voiture un peu plus loin en prenant des pièces de suspension arrière pour les monter à l'avant. L'objectif était d'atteindre la spéciale suivante, mais les ingénieurs, analysant les dégâts depuis le parc d'assistance, ont conclu que l'équipage ne pourrait pas poursuivre.

De son côté, Sébastien Ogier a remporté la spéciale avec 22''5 d'avance sur Andreas Mikkelsen (Hyundai i20), désormais relégué à 25''5.

« Cela fait partie du jeu », a-t-il réagi. « Je pense avoir fait une bonne spéciale, mais j'ai eu du mal à trouver de l’adhérence. Le balayage est très important aujourd'hui, donc c'est une bonne chose de partir après les autres. »

Ott Tänak (Toyota Yaris) s'est classé deuxième, 7/10e devant Andreas Mikkelsen. L'Estonien a été l'un des deux seuls pilotes à choisir de n'embarquer qu'une roue de secours pour les trois spéciales de la matinée, mais il a préféré minimiser les risques : « Je ne pense pas que cela en soit un », a-t-il affirmé. « La terre est plus meuble aujourd'hui, la base de la route plus dure. Nous voulons être performants, mais c'est très difficile et je n’ai pas encore la maîtrise de la situation. »

Le vainqueur des deux derniers rallyes est revenu à 8''2 de son équipier Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris), qui s'est plaint d'une voiture délicate en virage. Le Finlandais a aussi déclenché brièvement et par inadvertance le systième anti-lag.

Mads Østberg (Citroën C3) a abandonné sur un problème de turbo tandis qu'Esapekka Lappi (Toyota Yaris) a calé après un tête-à-queue. Craig Breen (Citroën C3) a également perdu vingt secondes. Après avoir mal entendu une note, l'Irlandais a pris un virage en seconde sur le quatrième rapport et est aussi parti à la faute.

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