ES3/4 : Mikkelsen reprend l'avantage

Vendredi matin, Andreas Mikkelsen a repris la tête du Rallye de Turquie après avoir remporté la dernière spéciale de la boucle matinale sur une spéciale très cassante.

Stage info: SS3/4

ES3 : Ula 1 (21,75 km)
Une autre longue spéciale qui débute par des routes sinueuses cassantes et meubles selon les endroits. Quelques petites bosses dissimulent des virages et cela peut s'avérer problématique. Plus loin, la route s'élargit et devient plus rapide après huit kilomètres. Une portion à cinq kilomètres de l'arrivée précède quelques épingles piégeuses dans le final.

ES4 : Çiçekli 1 (12,57 km)
Çiçekli est incroyablement fluide et relativement lente. Les pilotes doivent surveiller les températures du moteur et l'usure des pneus en cette fin de boucle. Deux portions récemment resurfacées pourraient se creuser au fil des passages, mais ce sont les virages qui caractérisent cette spéciale et offrent aux pilotes une chance de faire la différence.

Sur Çiçekli (12,57 km), la plus courte de la journée, Andreas Mikkelsen (Hyundai i20) a devancé Sébastien Ogier (Ford Fiesta) d'un dixième pour rentrer au parc d'assistance d'Asparan avec 6''3 d'avance sur Craig Breen (Citroën C3).

Le Norvégien a été le seul pilote à parier sur les pneus mediums proposés par Michelin sur ces pistes cassantes et il a terminé la boucle avec des gommes encore en bon état : « Je pense que la spéciale du milieu a fait la différence », a-t-il déclaré. « J’ai vraiment essayé de les préserver dans celle-là. Je pense que les mediums étaient le bon choix. »

Craig Breen, qui avait délogé Andreas Mikkelsen de la tête dans la première spéciale du jour, s'est donc vu retourner le compliment dans la dernière : « J’ai juste été un peu trop prudent par endroits », a-t-il expliqué. « J’ai eu un gros impact à l'avant gauche au début et j’ai pensé à une crevaison, mais tout semble aller. Ce sera difficile cet après-midi, ce sera avant tout de la survie. »

Les pilotes qui s'élançaient loin dans l'ordre de départ ont trouvé plus d'adhérence sur des routes balayées par leurs prédecesseurs. Mads Østberg (Citroën C3) en a profité pour prendre la troisième place à 1''9 de son équipier et 4''9 devant le leader du championnat, Thierry Neuville (Hyundai i20). Le Belge a d'ailleurs été l'exception confirmant la règle dans ce domaine puisqu'il s'est offert le scratch dans Ula.

« On a été aidés par la poussière au début de la première spéciale », a-t-il indiqué. « J’avais une vue dégagée. C'était un désastre d’ouvrir la route, mais la dernière spéciale a été la meilleure. Il y avait moins de grosses pierres sur la route et plus de sable. »

Hayden Paddon (Hyundai i20) est cinquième, 7''3 derrière son équipier. Inquiété par la tenue de route de sa voiture dans Ula, le Néo-Zélandais craignait une casse mécanique à l'arrière, mais il compte 2''8 d'avance sur Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris).

Une fuite d'huile a failli contraindre Elfyn Evans à l'abandon.

Le Finlandais a regretté sa prudence excessive et son manque d'adhérence dans Çiçekli, mais il détient un mince avantage de 4/10e sur Sébastien Ogier (Ford Fiesta). 

Les Yaris d'Esapekka Lappi et Ott Tänak suivent, tous deux se plaignant d'un manque de motricité : « Ça saute sur les grosses pierres tout en n’absorbant rien », a dit l'Estonien.

Teemu Suninen (Ford Fiesta) complète le top dix, mais les difficultés ont continué pour son équipier Elfyn Evans (Ford Fiesta). Le Gallois a lâché deux nouvelles minutes et a bien cru devoir abandonner en raison d'une casse probable du différentiel ayant causé une fuite d'huile.

Rendez-vous sur WRC+ pour vivre le Rally Turkey avec notre dispositif All Live. Au programme, toutes les spéciales en direct, les infos du parc d'assistance et l'analyse de nos experts !

VIDEO

More News