Le WRC en 2018 :
rétrospective (partie 2)

Peu de saisons du Championnat du Monde FIA des Rallyes resteront aussi longtemps dans les mémoires que celle que nous avons vécu en 2018. Dans ce chapitre, nous nous penchons sur deux histoires clés déterminantes dans le déroulement de la saison.

Ott Tänak, la vitesse à l'état pur

Cette année, Ott Tänak était le pilote le plus rapide du Championnat du Monde FIA des Rallyes. Ils seront peu à dire le contraire et les statistiques le prouvent : il a remporté plus de spéciales que n'importe qui et a mené plus longtemps que quiconque.

Après une saison dans l'ombre de Sébastien Ogier chez M-Sport Ford, Ott Tänak a rejoint Toyota Gazoo Racing pour se muer en leader du constructeur japonais, mais aussi en véritable prétendant au titre.

Sa campagne a connu des hauts et des bas. Peu en verve en Suède, au Mexique, au Portugal et en Italie, il s'est néanmoins imposé en Argentine avant de réaliser la passe de trois en Finlande, en Allemagne et en Turquie... Revenant par la même occasion dans la course au titre entre Sébastien Ogier et Thierry Neuville.

Avec un peu plus de chance et de malice, il aurait pu réaliser un exploit que peu pensaient possible en début d'année. Vainqueur ou leader des six derniers rendez-vous de l'année, beaucoup le désignent désormais comme le favori en 2019.

Citroën a vu rouge après la sortie de Kris Meeke au Portugal.

Kris Meeke et Citroën, le divorce

Complètement inattendue, la nouvelle a fait grand bruit loin des spéciales. Le soir du jeudi 24 mai, Citroën Racing annonce mettre un terme à la saison de Kris Meeke, six jours après un énorme accident entre les arbres au Portugal.

Prise sur la base de « trop fréquentes sorties de route », Pierre Budar a dans la foulée confirmé ses préoccupations : « Elle est largement motivée par des impératifs de sécurité qui font partie de mes préoccupations en tant que directeur d’équipe. Nous préférons donc prendre cette décision à titre préventif. »

Une décision qui a fait grand bruit dans le parc d'assistance. Certains l'ont trouvée dure envers un homme contraint de surpiloter sa voiture, d'autres soulignant que Citroën ne pouvait pas se permettre de risquer le diable...

Qu'importe les avis, Kris Meeke était déjà loin. 146 jours plus tard, Toyota a officialisé son retour dans une Toyota Yaris WRC en 2019. La dernière chance pour Kris Meeke ? Un choix inspiré du directeur de l'équipe Tommi Mäkinen ? Seul le temps nous le dira...

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