Le debriefing du Chili,
première partie

Le Copec Rally Chile a marqué les esprits dès sa première apparition au calendrier du Championnat du Monde FIA des Rallyes... Au point de devenir l'une des épreuves préférées des grands noms de la discipline !

Le pilote du rallye
Nous ne devrions pas être surpris. Pourquoi douter de la capacité d'un nonuple champion du monde comptant soixante-dix-neuf victoires à jouer aux avant-postes ? 

Sébastien Loeb s'est peu étendu sur le fait qu'il s'agissait de son premier rallye terre avec la Hyundai i20 ou qu'il n'avait réalisé qu'une seule journée d'essais sur cette surface, loin, très loin du Chili. 

Après un shakedown pourri - d'après ses propres mots - l'Alsacien a pris ses marques vendredi matin... Avant de livrer une prestation sublime samedi avec deux scratches et le meilleur temps de l'étape pour revenir sur Sébastien Ogier. S'il n'a finalement pas pu reprendre son compatriote, sa performance a éclipsé celle d'Ott Tänak... Et il est juste de dire que l'Estonien avait déjà réalisé des prouesses.

Pas mal pour un pigiste de quarante-cinq ans ! 

La petite phrase du rallye
Frustré, Jari-Matti Latvala l'était. En passe de remporter Espigado, l'avant-dernière spéciale du vendredi, et de revenir sur la deuxième place occupée par Sébastien Ogier, le Finlandais calait son moteur. À l'arrivée de la spéciale, il jetait son casque à l'arrière de sa Toyota Yaris avant d'enfoncer sa tête dans ses mains et de se montrer plus expressif. 

« Je suis stupide, vraiment, mais vraiment stupide. Comment puis-je être aussi stupide ? J’ai calé à un carrefour. Je ne comprends pas et cela m’ennuie vraiment. C’est incroyable. Je n’ai pas de mot pour qualifier ma stupidité. »

Du Latvala tout craché !

Takamoto Katsuta s'est imposé dans la catégorie WRC 2.

La surprise du rallye
Beaucoup d'observateurs pensaient que la victoire en WRC 2 se jouerait entre les frères chiliens Pedro et Alberto Haller. Cela n'a pas été le cas.

Victorieux en Argentine deux semaines plus tôt, Pedro voyait ses espoirs s'envoler dès la première spéciale dans un spectaculaire tonneau. Alberto prenait alors les commandes avant de céder face à Takamoto Katsuta samedi.

Si l'enfant du pays promettait de tout donner dans la dernière étape, ses efforts ne suffisaient pas et il partait également en tonneau. Le Japonais n'avait dès lors qu'à gérer pour signer son deuxième succès dans la catégorie.

Le tournant du rallye
Après la première boucle du vendredi matin, Ott Tänak menait les débats pour une poignée de secondes. L'Estonien était toutefois loin d'être satisfait après un virage manqué dans la première spéciale et un équilibre le laissant dubitatif.

Son passage à l'assistance de Concepción changeait radicalement la donne. Les ingénieurs de Toyota Gazoo Racing corrigeait le sous-virage et le survirage avant que leur pilote n'affronte des spéciales plus sèches, et plus adhérentes. En parallèle, Ott Tänak corrigeait ses notes prises dans un brouillard épais trois jours plus tôt.

Le résultat ? Deux spéciales remportées et une avance portée de 6''1 à 23''1. Solidement installé aux commandes, il n'avait alors plus qu'à contrôler son rythme sur les deux dernières étapes.

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