Jimmy Spithill mord la poussière

Davantage habitué à la navigation marine dans le cadre de l’America’s Cup, Jimmy Spithill est sorti de son voyage inaugural à bord d’une Skoda Fabia R5 avec un grand sourire et des progrès rapides.

« Il y a bien plus de poussière que dans mon travail habituel ! »

La star australienne de la voile a profité du Rally Italia Sardegna pour réaliser un vieux rêve, celui de monter dans une voiture de rallye au plus haut niveau. Jimmy Spithill, le barreur de Luna Rosa Prada Pirelli, a donc quitté les eaux de Cagliari, où il se prépare pour l'America's Cup à Auckland en 2021, afin d'intégrer l’équipe Motorsport Italia de Fabio Andolfi le temps d'un shakedown.

« Je croyais piloter vite, mais je ne savais même pas qu’il était possible de faire ce que Fabio a fait sur terre », a-t-il confié à wrc.com. « C’était tout simplement un autre niveau. Quand j'étais plus jeune, je me souviens que je me levais tôt pour suivre les rallyes à la télévision. Comme je vivais dans une ferme, je faisais des va-et-vient dans l’enclos en prétendant être Colin McRae. Mais ce que je viens de vivre était à part. »

Malgré les différences évidentes entre les deux sports, Jimmy Spithill s'est tenté à quelques comparaisons.

« Un bateau bien réglé est un bateau rapide et stable », a-t-il confié. « Il en va de même pour les voitures de rallye. Il faut pousser sans cesse tout en devant être à l’arrivée à la fin du week-end. Les forces g sont similaires. Avec les foilers maintenant (et leur processus impliquant que la coque du bateau sorte de l’eau et repose sur les hydroptères), nous exploitons des vitesses bien plus élevées. Bien sûr, nous sommes harnachés dans un habitacle et nous avons l’impression de faire corps avec la voiture, et bien que nous devons toujours nous attendre au pire sur un bateau, les mouvements sont similaires. La communication est aussi essentielle dans les deux disciplines. C'était assez bruyant dans la voiture, mais vous avez la radio. C’est plus compliqué sur un bateau et les appareils électriques n’aiment pas l’eau. C’est toujours délicat de se faire entendre en étant giflé par des rafales de plus de 100 km/h ! Néanmoins, cela n’en reste pas moins un élément crucial. Nous Le copilote doit anticiper et prévoir. Il en va de même pour nous lorsque nous cherchons des zones sombres sur l’eau et le chemin le plus rapide. »

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