ES13/14 - Thierry Neuville se rapproche

Dans les montagnes surplombant Monaco, Thierry Neuville a profité de la première boucle dimanche matin pour réduire l'écart qui le sépare du leader du Rallye Monte-Carlo, Sébastien Ogier.

ES13 & ES14

ES13 - La Bollène-Vésubie - Peira Cava 1 (18,41 km)
La plus célèbre spéciale du rallye, et peut-être même du Championnat du Monde, passe par le mythique col de Turini (1607 mètres). Le départ est donné devant la mairie de la Bollène-Vésubie avant une route plutôt large serpentant jusqu'au Turini. Cela se corse à l'approche du col, et plus encore dans la descente vers Peira-Cava. Le profil de la route est rapide, mais les sous-bois favorisent la présence de neige et de verglas.

ES14 - La Cabanette - Col de Braus 1 (13,58 km)
Courue sur des routes d'essais bien connues, cette spéciale a été ajoutée au programme l'an passé. Elle commence avec une descente orientée plein sud et rythmée par seize épingles. Il faut ensuite monter jusqu'au col de l'Orme (1000 mètres) et au col de l'Ablé (1149 mètres) avant une descente vers l'accès au col de Braus. Les quatre épingles de ce final sont très spectaculaires.

Ce matin, Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) regagnait d'abord une seconde lors du premier passage sur le mythique col de Turini avant de reprendre 1/10e de seconde dans la spéciale suivante entre La Cabanette et le col de Braus. Le Belge revenait ainsi à 3''2 de Sébastien Ogier (Citroën C3 WRC) à deux spéciales de l'arrivée.

Hormis quelques plaques de verglas, les routes étaient majoritairement sèches. Si les deux hommes optaient naturellement pour les gommes tendres proposées par Michelin, aucun ne semblait ravi au terme de cette première boucle.

« Difficile... La voiture n’est pas à 100 %, il y a un petit souci », lâchait le Français avant de partir sans développer. Son copilote Julien Ingrassia et lui étaient ensuite vus en train de travailler sur leur voiture dans la liaison vers la spéciale suivante.

Le Belge se montrait plus loquace : « La première spéciale était très piégeuse et les pneus surchauffaient vite. Je n’étais pas satisfait de mon pilotage dans la suite. J’ai trop souvent dû jouer avec les cartographies avec le verglas et j’ai aussi perdu les freins. »

En parallèle, la bataille pour la dernière marche du podium était relancée. Déjà auteur d'un grand chelem sur les quatre spéciales du samedi, Ott Tänak (Toyota Yaris WRC) poursuivait sur sa lancée avec deux nouveaux scratches pour prendre la troisième place devant Sébastien Loeb (Hyundai i20 WRC) et Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris WRC).

« Nous avons essayé d’améliorer la voiture par rapport à la spéciale précédente, mais c’était pire au début », nuançait-il toutefois à l’arrivée au col de Braus. « Nous disposons d’un peu de temps pour en parler, car je veux que ce soit mieux encore. »

Avant l'ultime boucle de l'épreuve, Ott Tänak comptait 2''8 d'avance sur Sébastien Loeb, ce dernier possédant une seconde de marge sur Jari-Matti Latvala. Le Français avouait son impuissance face au retour de l'Estonien tandis que le Finlandais semblait frustré par son pilotage et du sous-virage.

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