ES9/10 : Ogier domine les éléments

Samedi, Sébastien Ogier a haussé le ton face à ses adversaires lors de la première boucle de la journée. Dans des conditions difficiles, le Champion du Monde FIA des Rallyes en titre a accru son avance sur ses concurrents de plus de quarante-cinq secondes.

ES9-10 : les infos

ES9 : Agnières-en-Dévoluy – Corps 1 (29,16 km)
Inscrite au coeur du massif du Dévoluy, cette spéciale est principalement en dévers sur des routes étroites loin d’être évidentes à négocier. La principale différence depuis l’an dernier commence à mi-parcours. L’itinéraire prend alors la direction de Corps en passant par Pellafol. Néanmoins, les concurrents pourront toujours apprécier la vue magnifique sur le Lac Sautet et son barrage. 

ES10 : St-Léger-les-Mélèzes – La-Bâtie-Neuve 1 (16,87 km)
Le départ a été déplacé afin que les équipages puissent traverser Saint-Léger-les-Mélèzes avec un 360° sur un rond-point à l’entrée du village. La route progresse jusqu’au Col de la Moissière (1574 mètres) avant plusieurs épingles à la sortie de la station de ski d’Ancelle. Le parcours redescend ensuite sur une route étroite, bosselée et sinueuse au coeur de la forêt de Sapet. La section finale est large, avec quelques passages ouverts amenant sur d’autres épingles avant l’arrivée.

Leader du Rallye Monte-Carlo avec 14’’9 d’avance au terme de la première journée complète, Sébastien Ogier (Ford Fiesta) passait véritablement la vitesse supérieure sur l’ES9 (Agnières-en-Dévoluy – Corps) et l’ES10 (Saint-Léger-les-Mélèzes – La Bâtie-Neuve).

Après que les chutes de neige nocturnes ont laissé place à une adhérence précaire, les concurrents tentaient d’avancer à pas de loup. Dans ces conditions, le Français prenait plus d’une minute en 29,16 km sur son ancien équipier Ott Tänak (Toyota Yaris) malgré des dégâts sur le pneu avant gauche de sa voiture.

Sébastien Ogier misait ensuite sur la prudence, conscient de sa belle avance et de n'avoir embarqué qu’une seule roue de secours. S’il lâchait quinze secondes à l’Estonien, le champion du monde retrouvait l’assistance à Gap avec une marge de 1’03’’4.

« La première spéciale du jour était l’une des pires spéciales de ma carrière ! », s’exclamait-il. « C'était dingue ! Il y avait énormément de neige fondue, c'était vraiment super difficile. Il fallait aller lentement partout. J’ai tenté d’être encore plus régulier sur la suivante. Je suis content jusqu'ici, mais je suis sûr que ça ne sera pas facile non plus cet après-midi. »

Plus tôt, Ott Tänak avait vu revenir son équipier Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris). Plus en verve après une prestation sans saveur vendredi, le Finlandais prenait le dessus sur son compatriote Esapekka Lappi (Toyota Yaris) et Dani Sordo (Hyundai i20), posé dans un fossé dès l’ES9.

Auteur du troisième temps sur l’ES9, il revenait au troisième rang au classement général à 34’’6 d’Ott Tänak. Néanmoins, ce dernier répliquait sur l’ES10 en remportant sa troisième spéciale depuis le début de l'épreuve. À mi-journée, l’écart s’élevait à 37’’3.

« Il n’y avait pas moyen d’attaquer sur l’ES9 », déplorait le nouveau pilote Toyota. « Dès que l’on a essayé, on se retrouvait en dehors de la trajectoire. Cela allait bien mieux sur l’ES10, mais je soupçonne un problème d’amortisseur. »

Dans l’ES10, Esapekka Lappi contre-attaquait aussi en devançant cette fois Jari-Matti Latvala. Le Finlandais revenait à 25’’5 de son partenaire. Kris Meeke (Citroën C3) était promu au cinquième rang après les déboires de Dani Sordo. Le Britannique était talonné par les deux M-Sport Ford de Bryan Bouffier (Ford Fiesta) et d’Elfyn Evans (Ford Fiesta).

Huitième, Thierry Neuville (Hyundai i20) continuait de remonter loin devant Craig Breen (Citroën C3), qui a dû sortir la pelle dans l’ES9. Le top dix était complété par Jan Kopecky (Skoda Fabia R5), largement en tête du WRC 2.

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