Ogier voulait encore plus de Loeb

Sébastien Ogier regrette l'occasion manquée d'affronter directement son vieux rival Sébastien Loeb en 2019.

Avec 15 titres mondiaux et 123 victoires en WRC à eux deux, les Français possèdent les plus beaux palmarès de l'histoire du Championnat du Monde FIA des Rallyes.

Si Sébastien Loeb a levé le pied en 2013, ses trois piges chez Citroën Racing et la fin prématurée du programme de Peugeot en Championnat du Monde de Rallycross avaient nourri les espoirs de le voir revenir à temps plein aux côtés de son ancien équipier Sébastien Ogier.

Cela ne sera finalement pas le cas, l'Alsacien ayant opté pour un programme partiel en 2019 dans le cadre d'un contrat de deux ans avec Hyundai Motorsport. Son compatriote devra donc se contenter de six duels plutôt que les quatorze qu'il aurait souhaité...

« C’est un peu décevant que ce ne soit pas une saison complète », a-t-il confié lors d’une séance d’essais dans le sud de la France. « Cela aurait été encore mieux pour le championnat, mais c’est ainsi. Cela ne changera pas notre approche. S’ils [Loeb et Elena avec Hyundai] ne veulent pas le faire, nous n’allons pas nous focaliser là-dessus. Comme toujours, nous nous concentrerons sur nos véritables adversaires au classement général. »

Une vieille rivalité va perdurer : Sébastien Loeb et Sébastien Ogier se retrouveront sur six rallyes en 2019.

Dans son ascension folle vers les sommets, Sébastien Ogier avait bataillé en 2010 et 2011 face à Sébastien Loeb, tant sur les spéciales qu'au sein de l'équipe Citroën.

Lorsque Sébastien Loeb a pris du recul en 2013, Sébastien Ogier est arrivé à maturité et a monopolisé le titre pour s'offrir six couronnes consécutives depuis.

Cette fois encore, il devra donc se contenter d'affronter son ancien partenaire sur quelques manches en 2019, dont le premier rendez-vous de la saison, le Rallye Monte-Carlo (24-27 janvier).

Le début de l'hiver s'annonce intense pour le Français, qui prend ses marques au volant de la Citroën C3 WRC. Sébastien Ogier ne s'est pas encore fixé d'objectifs pour son premier rallye avec le constructeur français depuis son départ pour Volkswagen en 2012 : « Je me donne toujours des objectifs élevés, à n’en pas douter. Je suis assez détendu et je ne veux pas me mettre de pression superflue. Je vais faire de mon mieux, comme je l’ai toujours fait. J’espère que cela suffira, mais si ce n’est pas le cas, nous travaillerons encore plus dur pour être là où nous voulons être. »

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