Le debriefing de l'Allemagne,
deuxième partie

Nous poursuivons notre analyse de l'ADAC Rallye Deutschland en revenant sur le moment clé de cette dixième manche du calendrier et en passant en revue ceux qui préféreraient l'oublier.

Le tournant du rallye
Ce n'est pas la première fois que les redoutables routes d’entraînement militaire de Baumholder jouent un rôle crucial dans le dénouement du Rallye d'Allemagne, dernier rendez-vous 100 % asphalte de la saison.

Pendant près de deux jours, l'écart entre Ott Tänak et Thierry Neuville au sommet se comptait sur les doigts d'une main, voire quelques uns de l'autre... La physionomie du rallye a toutefois basculé sur les innombrables surfaces de la spéciale marathon de Panzerplatte (41,17 km), abordée avec un avantage de 6''6 pour Ott Tänak.

Thierry Neuville a crevé un pneu, et malgré un changement de roue ultra-rapide, le Belge s’est retrouvé à plus d'une minute et demie. Esseulé en tête, Ott Tänak n'avait plus qu'à assurer sa troisième victoire consécutive en Allemagne.

La déclaration du rallye
De retour au volant de sa Hyundai i20 WRC pour la première fois depuis sa victoire en Italie en juin dernier, Dani Sordo réalisait une bonne prestation et pointait au quatrième rang avant Wadern-Weiskirchen, la dernière spéciale du vendredi. 

Un problème de boîte de vitesses lui coûtait plus d'une minute et le faisait rétrograder en neuvième position. Profondément déçu, l'Espagnol a toutefois trouvé de quoi sourire en s'exclamant : « Au moins, la première vitesse marche ! »

À oublier
Sébastien Ogier et Esapekka Lappi ont tous deux rencontré des problèmes de sous-virage avec leurs Citroën C3 WRC. Le problème était déjà apparu en mars, lors de la précédente manche sur asphalte, mais s'est montré encore plus coriace en Allemagne puisque les deux hommes ne parvenaient pas à inscrire leur voiture en virage.

Esapekka Lappi a réussi à signer deux fois le deuxième meilleur temps dans Römerstraße, le test le moins technique, mais la frustration de Sébastien Ogier n'a fait qu'augmenter au fil du rallye. L'Armée rouge visait clairement mieux que les septième et huitième places à l'arrivée...

La surprise du rallye
La météo. Quelqu'un se rappelle-t-il de la dernière visite de la WRC en Allemagne avec quatre jours de beau temps, des températures frôlant les 30°C et aucun risque de pluie ?

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