Le debriefing de la Corse,
deuxième partie

Dans la seconde et dernière partie de notre analyse du Tour de Corse, nous revenons sur le point tournant du rallye et un sauvetage de justesse réalisé par l'un des titans du sport.

La surprise du rallye
Deux fois vainqueur en Corse (2016 et 2018) et fort de deux succès en trois rallyes cette saison, Sébastien Ogier affichait une telle forme sur les dernières étapes qu'il était le grand favori à la victoire sur la manche française du calendrier.

Cependant, le Français n'a jamais été en mesure de se battre pour la tête. Son tête-à-queue dans la première spéciale donnait le ton d'un week-end frustrant et décevant durant lequel sa Citroën C3 était à la peine sur les routes d'asphalte sinueuses. 

S'il ne remportait pas la moindre spéciale, Sébastien Ogier ne baissait pas les bras et limitait les dégâts en héritant de la deuxième place grâce au cauchemar d'Elfyn Evans. C'était toutefois une surprise de voir le sextuple champion du monde des rallyes être si loin du rythme.

Le tournant du rallye
Cette édition n'a pas manqué de rebondissements et nous avons déjà évoqué la Wolf Power Stage dans notre catégorie "Vous ne le croirez pas" hier. Cette fois, nous choisissons donc l'ES11 (Désert des Agriates), disputée samedi.

L'avant-dernière spéciale de la journée a vu l'indéfectible Ott Tänak perdre les commandes en raison d'une crevaison alors que l'Estonien s'était placé comme l'un des prétendants à la victoire.

Sa confiance au volant de sa Toyota Yaris WRC suggérait qu'il en avait encore sous le pied et il avait même confié ne pas être trop inquiet du rythme de ses rivaux à l'arrivée de la spéciale précédente. 

« Il reste du chemin, ce n’est pas encore la dernière spéciale », avait-il souri. Malheureusement, c'était le cas pour ses chances de victoire. Il s'est finalement classé sixième.

Le sauvetage du rallye
En 2018, Sébastien Loeb était parti à la faute dès le vendredi lorsque sa Citroën C3 WRC avait refusé de tourner dans un virage à gauche. Piégé dans le fossé, il a failli connaître la même mésaventure douze mois plus tard le samedi à Castagniccia (ES9).

Cette fois, le Français voyait sa Hyundai i20 WRC sous-virer dans un virage se refermant. Le fossé l'attendait, mais il était assez profond pour qu'il puisse s'en extirper en ne perdant qu'une vingtaine de secondes et quelques traces de peinture.

La spéciale du rallye
Samedi, la spéciale de Castagniccia - la plus longue du rallye avec 47,18 km – devait tester l'endurance des équipages pendant près de trente minutes... Mais elle a aussi fait le spectacle !

Le matinée, Sébastien Loeb faisait donc son excursion dans le fossé, Kalle Rovanperä partait à la faute alors qu'il occupait la tête du WRC 2 Pro et Elfyn Evans cédait les commandes à Ott Tänak.

L'après-midi, Elfyn Evans perdait à nouveau la première place, cette fois au profil du futur vainqueur Thierry Neuville. En parallèle, cette ES12 était fatale au leader du WRC 2 puisqu'Éric Camilli voyait sa Volkswagen Polo GTI R5 prendre feu tandis que Lukasz Pieniaczek, dernier rescapé en WRC 2 Pro, commettait à son tour une erreur.

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