La parole aux pilotes : Craig Breen

Craig Breen est absent du Championnat du Monde FIA des Rallyes depuis fin 2018. L'Irlandais dévoile ici comment il se maintient en forme afin d'être prêt pour la moindre opportunité.

« Je suis convaincu que la plupart des lecteurs de WRC.com savent que le rallye m'est vital... Et vous savez à quel point cela fait mal de ne pas disputer la saison actuelle.

Qu'y faire ? Il semble qu'il y ait deux chemins à emprunter. Avec le premier, je m'asseois en attendant que le téléphone sonne. Avec le second, je me montre proactif avec mon copilote Paul Nagle pour que nous puissions disputer quelques rallyes, rester en forme et apprécier un sport que nous aimons tant tous les deux. 

Nous avons choisi la deuxième option.

Ne vous faites pas d'illusion, nous voulons retrouver le plus haut niveau et nous faisons absolument tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir. Nous n'avons pas encore fini notre aventure en WRC.

En fait, j'ai même l'impression que nous n'avons fait que l'entamer. J'ai encore tant à donner à ce niveau et je sais que je peux faire le job et remporter des rallyes pour un constructeur officiel. En attendant, je prendrai le volant dès que j'en aurais l'occasion. Comme vous vous en doutez, courir en Irlande était tout naturel...

Le dernier départ de Craig Breen en WRC remonte au Rallye d'Australie en novembre 2018.

Les routes font partie des plus belles au monde. J'y ai grandi en regardant mon père et c'est un véritable honneur de le faire à mon tour avec une Ford Fiesta R5. Jusqu'ici, nous ne nous en sortons pas trop mal avec deux victoires en deux rallyes.

L'Italie s'est montrée plus difficile si l'on en croit le Rallye Sanremo de la semaine dernière. Je n'y avais pas été depuis six ans, je n'ai pas pu faire d'essais pour me préparer et je fais face à des pilotes qui disputent cette épreuve chaque année avec de belles voitures et des budgets adéquats. 

Comme vous le savez, j'aime étudier l'histoire du rallye et remporter une épreuve comme le Sanremo, avec sa riche histoire et son héritage du WRC, était fantastique, mais battre ces gars sur leurs terres et dans ces conditions était tout aussi important à mes yeux. 

Certaines personnes m'ont demandé si je faisais le bon choix d'y aller en me frottant au Championnat d'Italie des Rallyes. Comme si j'avais mis une cible sur mon dos. Je suis totalement en désaccord.

Si je n'avais pas pris le départ du Sanremo, on aurait pu me retrouver en train de faire un footing, du vélo ou quelque chose de ce type. En revanche, écrire des notes, être dans le bain de la compétition, attaquer dans l'habitacle avec Paul et engranger des kilomètres est la meilleure façon de se maintenir en forme si nous voulons retrouver le WRC.

Et en fin de compte, l'Italie ne se passe pas trop mal non plus avec une victoire en deux rallyes sur notre Skoda Fabia R5 privée.

Cependant, le WRC reste le centre du monde pour Paul et moi. C'est ce que nous visons. Et nous avons tous deux vraiment hâte de vous y retrouver très prochainement. »

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