samedi | 12 sept. 2020

La Turquie, un terrain difficile influant les tactiques

Tout doit changer. Prenez votre approche du Rallye d'Estonie et vous serez sûrs de perdre en Turquie. Toute corde s'y avère dangereuse et toute attente doit être pondérée par ce qui vous attend sur les routes les plus cassantes de la saison.

Le Rallye de Turquie (18-20 septembre) a beau être une autre épreuve sur terre du Championnat du Monde FIA des Rallyes, elle ne pourrait pas être plus différente du précédent rendez-vous.

Tout change entre la quatrième et la cinquième étape du calendrier. Sur la première boucle des routes autour de Tartu, les World Rally Cars auraient été plus proches d'une hauteur de caisse digne des spécifications asphalte qu'elles ne le seront en quittant le parc d'assistance situé dans la forêt au-dessus de la côte turque.

Si l’Estonie était surtout une question de vitesse pure et de précision au volant, la Turquie sera plutôt concentrée sur la recherche du juste équilibre et les vitesses de réactions des pilotes. Le pneu survivra-t-il à cette pierre ? La suspension pourra-t-elle faire face à cette section difficile ?

Vidéo : le magazine du Rallye de Turquie

Il n'y a toutefois qu'à dire aux pilotes que l’approche ne sera peut-être pas simple en Turquie et ils vous riront au nez. Ils vous répondront qu'il faut tout simplement aller le plus vite possible et attaquer autant que possible. 

Si vous ne le faites pas, mais que quelqu'un d'autre oui, vous risquez d'être laissé pour compte. Et si les voitures qui vous précèdent parviennent à éviter les ennuis, votre approche mesurée et prudente pourrait venir vous hanter du fond du top dix.

La seule chose en votre faveur, si vous recherchez du temps, c’est qu’il est plus facile (ou plutôt moins difficile...) de lever le pied.

Fondamentalement, davantage de virages lents vous attendent du côté asiatique du Bosphore. La nature de ces virages signifie que vous pouvez prendre le risque de freiner plus tard et de ressortir plus vite des virages, mais encore une fois, ce risque doit être mesuré en permanence par rapport aux pneumatiques et au temps que vous pensez pouvoir gagner.

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La gestion des pneus joue un grand rôle en Turquie, bien plus que la semaine dernière où le choix était relativement simple avec des routes estoniennes plus tendres et donc moins sévères sur la bande de roulement.

Oubliez cela à Marmaris. Avec des températures ambiantes entre 30 et 40°C et une route encore plus chaude, les gommes auront besoin d'affection pour tenir le coup. Ce sera également loin d'être évident pour les équipages. Des vitesses élevées sont synonymes de circulation d'air dans l'habitacle. Cet air entrait parfois à 13°C en Estonie. Avec moins de rythme en Turquie, il pourrait donc faire plus de deux fois plus chaud.

La Turquie, comme tous les rallyes terre chauds et cassants, mettra les corps et les machines à l'épreuve. Le vainqueur sera celui qui s'adaptera le plus vite des vitesses élevées aux hauteurs de caisse élevées.

Mais plus que tout, le vainqueur sera celui qui s'adaptera le plus vite à la Turquie.

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