lundi | 19 oct. 2020

C'était un 19 octobre...

Lorsque le Subaru World Rally Team est arrivé sur l’île de Beauté il y a un peu plus de dix-sept ans, l’équipe anglo-japonaise n’avait pas trop de raisons de sourire...

Petter Solberg était quatrième du classement général après les dix premiers rendez-vous d'une saison qui en comptait quatorze. Quinze jours plus tôt, il avait abandonné sur une panne d'essence en Italie et les amortisseurs actifs de Prodrive avaient été laissés à l'usine après cette sortie troublée au Sanremo.

Et puis le shakedown s'arrêtait dès le gros accident du Norvégien. Un choc assez important pour tordre le châssis et couper un village corse de toute communication puisque la Subaru Impreza WRC2003 s'était arrêtée contre un poteau télégraphique pour éviter un plongeon de 180 mètres dans la mer.

Prodrive estimait toutefois que les dégâts étaient réparables. Juste avant l'aube le lendemain matin, la voiture sortait d'un atelier de peinture local dans les ruelles d'Ajaccio et si le cauchemar n'était plus qu'un rêve, les esprits avaient accusé le coup... Au moins, Petter Solberg pouvait prendre le départ !

Vidéo : Petter Solberg remporte le Tour de Corse 2003

Moins jovial qu'à son habitude, de manière compréhensible, le Norvégien bouclait nerveusement les six spéciales de la première étape au huitième rang, à quarante-trois secondes du leader Sébastien Loeb.

Le samedi allait toutefois être tout simplement extraordinaire.

Tout d'abord, deux des principaux protagonistes de l’épreuve, Sébastein Loeb et Markko Märtin, sortaient de route dès le premier test de la journée. Ensuite, la pluie faisait son arrivée. Et enfin, Petter Solberg retrouvait ses marques. En l'espace de six spéciales détrempées autour de Porticcio, il remontait du huitième au premier rang, en faisant notamment la différence avec une série de trois scratches consécutifs le samedi après-midi.

Il débutait les quatre secteurs chronométrés dominicaux avec dix-sept secondes de marge sur François Duval. Impérial avec ses Pirelli sur les routes corses abrasives et humides, il retrouvait toute sa confiance qui semblait proche du néant quelques jours seulement aupravant.

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Il y a dix-sept ans aujourd'hui, Petter Solberg sortait d'une Subaru qui pouvait rouler - mais loin d'être droite - pour y ajouter quelques bosses supplémentaires.

Le Norvégien dansait sur le toit pour célébrer l'une des victoires les plus improbables, laissant les observateurs bouches bées alors qu'il revenait dans le match pour le titre. Un peu plus d'un mois plus tard, le monde était à ses pieds...