jeudi | 10 sept. 2020

Avant la Turquie : retour sur l'édition 2019

Il y a douze mois, la bataille pour le titre des pilotes en Championnat du Monde FIA des Rallyes connaissait un véritable tournant dans le torpeur des routes rocailleuses du Rallye de Turquie. Nous revenons sur les moments décisifs de la Riviera turque.

1. Joie pour Citroën

Trois semaines avant la Turquie, Citroën Racing semblait au fond du trou après une prestation discrète dû à du sous-virage excessif sur ses C3 en Allemagne. Une fois sur place, Sébastien Ogier et Esapekka Lappi signaient le premier doublé de l'équipe française depuis l'Argentine 2015.

Sébastien Ogier en profitait pour relancer la défense de son titre grâce à un pari audacieux sur les pneumatiques samedi matin avant de contrôler toute la seconde moitié du rallye.

Esapekka Lappi était tout aussi impressionnant en menant les débats vendredi matin avant qu'une petite erreur ne permette à son équipier de prendre l'avantage.

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2. Coup dur pour Tänak

En Turquie, Ott Tänak avait l'occasion de faire un premier pas vers le titre. Fort d'une avance de trente-trois points, l'homme fort du moment pouvait faire le trou avec un résultat solide tout en laissant une montagne à gravir pour Thierry Neuville et Sébastien Ogier.

Les choses se passaient différemment. Premier à s'engager dans les spéciales, l'Estonien était handicapé tout au long du vendredi avant de perdre davantage de temps en raison d'une crevaison, puis d'une panne de boîtier électronique samedi. 

Il prenait toutefois le maximum de points bonus dans la Wolf Power Stage grâce à son pari audacieux d'effectuer tout le dimanche matin sans roue de secours afin de gagner du poids. Son avance de trente-trois points était toutefois réduite à dix-sept face au sursaut d'orgueil de Sébastien Ogier. 

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3. Déjà-vu pour Neuville

Yeşilbelde, la première spéciale du samedi, était réservée aux gros cœurs avec des virages interminables sur trente-trois kilomètres. Les concurrents devaient même attendre la mi-parcours pour trouver une ligne droite digne de ce nom.

Thierry Neuville commençait le secteur chronométré en n'étant qu'à sept dixièmes de Sébastien Ogier. Près d'une demi-heure plus tard, il franchissait l'arrivée avec un déficit de 4'40'' face à son rival après avoir couché sa Hyundai i20 sur le flanc. Le Belge se retrouvait alors dépourvu à un moment clé de la course au titre.

Douze mois plus tôt, ses espoirs de premier titre s'étaient déjà envolés lorsque sa suspension avant gauche avait percé son capot dans la même spéciale.

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4. Moments difficiles

Une chaleur extrême. Des sentiers montagneux parsemés de roches. De fortes pluies. Le vendredi turc réunissait à peu près tous les pièges du WRC. Garder le pied droit fermement sur l'accélérateur n'était pas une option si vous vouliez vraiment jouer le podium deux jours plus tard !

5. La chaleur de Greensmith

Leader du WRC2 Pro, Gus Greensmith terminait contre un arbre après l'arrivée sur une bosse de l'avant-dernière spéciale de Çiçekli. Ses espoirs de remporter la victoire dans la catégorie support semblaient mince, mais le Britannique a fait preuve d'ingéniosité et de détermination pour remettre sa Ford Fiesta R5 sur pied et s'assurer le maximum de points.

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