jeudi | 06 févr. 2020

Avant la Suède : retour sur l'édition 2019

Nous revenons sur un cru scandinave mené à toute allure

Sensations fortes, retournements de situation et spectacle dans les forêts reculées et enneigées composaient le menu du Rallye de Suède, la première manche sur surface glissante du calendrier 2019. Nous revenons sur un rendez-vous qui a paradoxalement été l'un des plus rapides de la saison.

1. Ott Tänak au sommet

Quand Ott Tänak est sorti de sa Toyota Yaris WRC pour rejoindre le podium de Torsby sous une véritable ovation, son succès allait bien au-delà d'une septième victoire en mondial pour le quatrième vainqueur non scandinave en Suède.

Le triomphe de l'Estonien, acquis avec 53''7 d'avance, lui permettait de prendre la tête du Championnat du Monde FIA des Rallyes pour la première fois de sa carrière. Une position qu'il allait occuper une grande partie de l'année avant de remporter sa première couronne. 

Ott Tänak avait rapidement pris les commandes avant de rétrograder au classement lorsque les conditions lui jouaient des tours vendredi après-midi. Il reprenait la tête samedi puis, une fois son plus proche rival Teemu Suninen coincé dans la neige, il héritait d'une confortable avance lui permettant de gérer jusqu'à l'arrivée dimanche.

1. Ott Tänak au sommet

2. La chance d'Esapekka Lappi

Après un sauvetage de haute volée vendredi, Esapekka Lappi usait d'un peu de magie finlandaise dans son aventure suédoise pour prendre l'ascendant dans une bataille fascinante pour la deuxième place lors de l'ultime étape.

Le Finlandais était le premier à admettre avoir frôlé la correctionnelle avec les murs de neige dans la répétition de Hof-Finnskog : « Je me suis fait surprendre par un petit virage à droite en cinquième vitesse, j'ai touché la neige et je suis presque parti en tonneau... C'était une belle chaleur, mais nous nous en sommes heureusement sorti ! »

Après avoir effacé Andreas Mikkelsen et Elfyn Evans, les efforts du pilote de la Citroën C3 WRC portaient leurs fruits grâce à une belle prestation dans la Wolf Power Stage, où il repoussait Thierry Neuville à trois secondes.



3. L'éclosion de Teemu Suninen

Pour la première fois de sa carrière, Teemu Suninen pointait en tête d'une manche du Championnat du Monde FIA des Rallyes au terme d'un vendredi difficile ayant vu quatre leaders différents. Le Finlandais comptait alors deux secondes d'avance après une dernière spéciale spectaculaire dans l'obscurité des forêts gelées. 

Teemu Suninen se présentait à l'entame de Torsby (8,93 km), le dernier secteur chronométré du jour, avec un phare avant battant sur le capot de sa Ford Fiesta WRC et donc un éclairage réduisant d'autant sa vision. Après avoir touché plusieurs murs de neige, il conservait toutefois son sang-froid pour résister à Ott Tänak.

Malheureusement, il plongeait au classement en étant piégé dans un mur de neige samedi matin avant d'abandonner plus tard en terminant son week-end contre un arbre endommageant l'arceau de sécurité.

3. L'éclosion de Teemu Suninen

4. Une journée à oublier pour Sébastien Ogier

Trois semaines plus tôt, Sébastien Ogier était sur le toit du monde en commençant la défense de son titre avec une sixième victoire consécutive au Rallye Monte-Carlo - le plus disputé de l'histoire ! - et ce dès son retour chez Citroën.

En Suède, le Français terminait à la vingt-neuvième place seulement après être parti à la faute dans Svullrya lors de l'étape du vendredi. Personne n'avait pu l'aider et toute remontée était impossible.

4. Une journée à oublier pour Sébastien Ogier

5. Le retour d'un patron

Double Champion du Monde et véritable légende du Rallye de Suède, Marcus Grönholm retrouvait le volant pour une pige en WRC douze ans après avoir mis un terme à sa carrière. L'homme affectueusement surnommé Bosse par ses fans scandinaves s'offrait alors un cadeau d'anniversaire en retard pour ses cinquante ans.

Très vite, les souvenirs de 2007 se répétaient. Le Finlandais terminait Hof-Finnskog, la première spéciale du vendredi, avec la calandre de sa Toyota Yaris WRC couverte de neige après un tête-à-queue. 

Approché par des journalistes curieux d'en savoir plus, Marcus Grönholm hochait la tête, offrait son sourire ironique et son exclamation emblématique « Oy, oy, oy ». Il n'avait pas besoin d'en dire plus, tout le monde avait compris qu'il venait de se faire une belle frayeur. Il se classait trente-huitième au terme d'un week-end compliqué. 

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