lundi | 26 sept. 2016

Les WRC 2017 offriront un son plus prononcé

Les amoureux du rallyes et fans du Championnat du Monde des Rallyes devraient profiter de sons plus prononcés de la part des moteurs des World Rally Cars version 2017.

Plus de bruit en 2017 en provenance des moteurs, c’est la promesse faite par Patrice Davesne, directeur du département moteur chez Citroën Racing, et actuellement en train de mener le développement de la C3 WRC. Il estime que les amateurs de bruits plus rauques, plus sauvages, seront satisfaits.

« Avec le nouveau moteur, nous avons plus de puissance à une vitesse de rotation plus importante, ce qui veut dire davantage de bruit. L’impression laissée, quand on regarde la voiture, c’est effectivement un bruit plus important. »

Les groupes propulseurs 2017 seront toujours des moteurs 1,6 litre mais la bride du turbo passera de 33 à 36 millimètres, et la puissance maximale passera approximativement à 380 chevaux, et le son en sera plus conséquent.

Kris Meeke, Craig Breen et Stéphane Lefebvre ont essayé la C3 tout au long de la saison, alors que Citroën prépare son retour en tant que constructeur officiel en 2017. 

« Concernant la maniabilité, ce que ressentent les pilotes, tout dépend du profil de la route. Si la spéciale est rapide, comme en Finlande, ils confient que c’est une évolution, pas une révolution. Sur les routes difficiles, l’augmentation de la puissance permet une accélération plus franche et le feeling des pilotes est tout autre, c’est comme ‘une autre planète’. »

Davesne et son équipe ont certes profité de l’expérience de Citroën en Championnat du Monde des Voitures de Tourisme, puisque le moteur est un 1,6L en WTCC comme en WRC, mais le bloc de la C3 est neuf et le banc d’essai situé à Versailles, au quartier général de Citroën Racing, a joué un rôle important dans le développement du moteur.

« Nous avons beaucoup de chance d’avoir une si longue expérience en WRC. Ca nous a permis, pour chaque problème rencontré dans le passé, de développer des solutions et d’adapter notre banc moteur pour les résoudre. Donc, désormais, quand on développe un nouveau moteur, on a beaucoup de procédures que l’on peut utiliser au niveau du banc d’essai afin de résoudre les problèmes déjà rencontrés dans le passé. »

« Nous avons aussi beaucoup de chance d’avoir un très bon banc d’essai, qui nous permet de reproduire les conditions d’utilisation du moteur. On peut simuler les conditions de n’importe quelle spéciale dans le monde, à part peut-être la Suède. Mais, par exemple, en parlant du Mexique, on peut simuler au banc d’essai les conditions d’altitude et c’est un réel avantage. »

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien avec Patrice Davesne dans la vidéo ci-dessous. 

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