vendredi | 14 juin 2019

ES4/5 : Latvala devant, Ogier dehors

Jari-Matti Latvala mène une lutte intense pour la tête du Rally Italia Sardegna après les quatre spéciales chaudes et poussiéreuses d'un vendredi matin marqué par l'abandon du leader du championnat Sébastien Ogier.

ES4 & ES5

ES4 - Tergu - Osilo (14,14 km)
L'avant-dernière spéciale de la boucle est rapide, large et lisse sur une épaisse couche de terre parsemée de pierres. Après une montée progressive sur cinq kilomètres, l'itinéraire croise une route principale, puis descend vers l'arrivée via plusieurs ponts barrières. C'est une spéciale où il est difficile de conserver sa trajectoire et dans laquelle Kris Meeke est sorti de la route alors qu'il menait en 2017.

ES5 - Monte Baranta (10,99 km)
Un nouveau départ et une nouvelle arrivée attendent la spéciale la plus courte du jour. Celle-ci emprunte des routes utilisées lors du shakedown. Les premiers kilomètres sillonnent la mine de bauxite d'Olmedo avec des sauts des et virages autour de vieux engins pour le bonheur des yeux des spectateurs. La majeure partie du parcours est bien connue avant les 600 derniers mètres, inédits avec une grosse descente entre les arbres.

Si Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris WRC) précède son équipier Ott Tänak (Toyota Yaris WRC) pour 2''8, la matinée s'est achevée sur l'abandon choc de Sébastien Ogier (Citroën C3 WRC), un kilomètre après le départ de Monte Baranta suspension cassée.

Manquant de grip sur la terre sableuse, le Français occupait la neuvième place à près de trente secondes de Jari-Matti Latvala. Sa situation empirait lorsqu'il attaquait dans un virage à gauche et heurtait une grosse pierre (photo) envoyant sa voiture sur deux roues tout en brisant la suspension avant gauche.

En parallèle, le quatuor de tête se tient en moins de six secondes. Si Jari-Matti Latvala n'a pas signé de scratch, sa régularité lui a permis de déloger Teemu Suninen (Ford Fiesta WRC) des commandes, même s'il a bien failli partir en tonneau avant de caler dans une épingle.

« Je savais que la matinée serait dure », a confié le leader. « C'était le bon choix de prendre cinq pneus durs. C'est toujours dur quand on a une position de départ qui permet d’attaquer. On risque d’user les gommes, donc il faut trouver un équilibre entre l'attaque et la gestion. »

La deuxième place d'Ott Tänak est une surprise, l'Estonien étant deuxième dans l'ordre de départ. La surface sableuse a obligé les premiers à balayer la route, à l'avantage normalement de leurs rivaux. Il ne compte toutefois que 7/10e d'avance sur Dani Sordo (Hyundai i20 WRC), privé de roue de secours après une crevaison dans la première spéciale.

Elfyn Evans (Ford Fiesta WRC) est 2''4 plus loin en dépit de soucis de tenue de route le contraignant à bloquer les différentiels de sa voiture. Le Gallois devance son équipier Teemu Suninen (Ford Fiesta WRC), passé cinquième après un tête-à-queue dans Tergu-Osilo affectant sa confiance. Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) complète le top six même si le Belge était le seul pilote à choisir six Michelin mediums, une décision qu'il a vite regretté.

« Ce n'était probablement pas le meilleur choix », a-t-il analysé. « On a embarqué du poids supplémentaire et la voiture dansait sur ces spéciales étroites avec des pierres à l'extérieur. On n’arrivait pas à la maintenir droite. »

Son équipier Andreas Mikkelsen (Hyundai i20 WRC) est septième devant Kris Meeke (Toyota Yaris WRC), qui manquait d'expérience dans ces spéciales, mais se retrouvait à moins de vingt secondes de la tête.

Victime d'une crevaison à l'arrière dans Tergu-Osilo, Esapekka Lappi (Citroën C3 WRC) a rétrogradé au classement avant de se reprendre avec le meilleur temps dans Monte Baranta. Le Finlandais est neuvième devant son compatriote Juho Hänninen (Toyota Yaris WRC).

Rendez-vous sur WRC+ pour vivre le Rally Italia Sardegna avec notre dispositif All Live. Au programme, toutes les spéciales en direct, les infos du parc d'assistance et l'analyse de nos experts !

VIDEO

More News