Friday | 25 Mar 2022

Les 50 ans du WRC - Retour dans les années 1980

Les années 1980. La décennie des excès. Dix ans où les voitures sont devenues plus rapides, plus bruyantes et beaucoup plus excessives. Difficile d'imaginer 120 mois où le Championnat du Monde FIA des Rallyes a autant évolué.

Avant de basculer dans les années 1980, Björn Waldegård était devenu le premier pilote à remporter le titre mondial au volant d'une Mercedes dôtée d'un moteur V8 de cinq litres. La puissance n'était pas un problème, mais la 450 SLC était en quelque sorte un char par rapport à ce qui allait arriver. Le tout avec une boîte automatique. Les temps allaient radicalement changer...

Quatre. Quattro.

La plupart des mots sonnent mieux en italien. C'est aussi le cas pour les voitures. Testarossa. Countach. Y compris en dehors des supercars, une Fiat Tipo 16 soupapes offrait ce petit parfum en se nommant Tipo Sedicivalvole sur ses terres. Vous savez déjà où nous allons en venir.

En septembre 1979, Audi demande aux constructeurs déjà engagés en WRC et aux instances du sport automobile si quelqu'un a une objection à la suppression de la règle interdisant l'utilisation de voitures à quatre roues motrices en compétition.

Le monde savait déjà qu'Audi travaillait sur une évolution du Volkswagen Iltis, un véhicule utilitaire à quatre roues motrices à vocation militaire, en vue d'un éventuel programme en sport automobile tout-terrain.

En revanche, personne ne s'attendait à voir ce qui allait être présenté le 3 mars 1980.

Ce lundi matin, le Salon de l'Automobile de Genève s'est ouvert et le monde s'est souvenu du mot italien pour quatre. Quattro.

La première voiture de compétition à traction intégrale d'Audi était présentée à la vue de tous. Et un programme de développement et de compétition de trois ans avait déjà été validé à Ingolstadt. La nouvelle décennie n'aurait pas pu commencer par une plus grande surprise.

Les 50 ans du WRC - Retour dans les années 1970

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Le rallye évoluait déjà rapidement lorsque le Championnat du Monde FIA des Rallyes a été lancé en 1973.

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Il restait pourtant de nombreuses personnes à convaincre. Les constructeurs rivaux avaient refusé de placer un arbre de transmission aux quatre roues et un turbocompresseur sous le capot. Comment cela pourrait-il fonctionner ? Une telle technologie était toujours vue comme l'apanage des agriculteurs. Et le turbo ? Oubliez. Vous souvenez-vous du moteur de cinq litres de la Mercedes ? Les mœurs étaient dures à changer.

Les équipes d'Audi se sont donc cachées des regards en menant une grande partie de son développement en privé en 1980. Homologuée le 1er janvier 1981, la Quattro s'offrait sa première victoire dix jours plus tard avec Franz Wittmann au Janner Rally en Autriche. Le pilote avait remporté les trente-et-une spéciales d'un parcours enneigé pour reléguer son plus proche rival à vingt minutes.

Quelques jours plus tard, après six spéciales et 150 kilomètres de compétition au Rallye Monte-Carlo, l'Audi Quattro et Hannu Mikkola comptaient six minutes d'avance sur tout le monde en WRC...

Soudain, l'Opel Ascona 400 ou la Fiat 131 Abarth semblaient moins impressionnantes. Fin janvier, les rivaux d'Audi s'attaquaient à une véritable bataille avec des pistolets à eau qui fuyaient. Cela ne veut pas dire pour autant qu'Audi a tout remporté sur son passage... Loin de là.

L'Audi Quattro a réalisé des débuts exceptionnels avec Hannu Mikkola au Rallye Monte-Carlo 1981

La fin d'une ère

Walter Röhrl remportait le premier titre de la décennie avec six podiums et quatre victoires au volant d'une Fiat 131 Abarth. L'Allemand dominait la saison et quittait la marque italienne dans la foulée pour rejoindre Mercedes et un avenir qu'on lui promettait brillant.

Quelques semaines plus tard, le géant automobile allemand arrêtait son programme en rallye et laissait le champion sans baquet pour défendre sa couronne. En son absence, la saison 1981 restait dans les mémoires pour le duel d'anthologie entre la Ford Escort RS1800 aux couleurs Rothmans préparée par David Sutton d'Ari Vatanen et son adversaire Guy Fréquelin, fer de lance de l'équipe Talbot Sunbeam Lotus.

Le Français dominait la première moitié de l'année, mais le Finlandais n'abdiquait pas et parvenait à lui souffler le titre grâce à sa deuxième place au RAC en fin de saison.

Quand elle était fiable, l'Audi Quattro s'avérait imbattable sur les surfaces les plus glissantes en 1981, mais des problèmes de jeunesse empêchaient Hannu Mikkola de rivaliser avec les deux hommes. Douze mois plus tard, Hannu Mikkola continuait de souffrir de soucis mécaniques, mais son équipière Michèle Mouton connaissait une année sensationnelle. Actuellement déléguée à la sécurité de la FIA, le Française remportait trois manches pour manquer le sacre d'un souffle face à Walter Röhrl, de retour pour s'adjuger un deuxième titre en trois ans, cette fois avec Opel.

Audi pouvait se consoler avec le titre constructeurs dès sa deuxième année dans le sport en 1982...

Vainqueur du Rallye de l'Acropole en Grèce, Ari Vatanen a été sacré en 1981

Groupe B et 1983

En 1983 arrive un changement de règlementation avec la naissance du Groupe B. Un nouveau format permettant aux constructeurs d'engager des voitures à moteur turbo et à traction intégrale sur les spéciales, à condition d'en fabriquer 200 exemplaires en série.

Cette décision a changé le visage d'un sport soudainement devenu la Formule 1 des forêts, accessible aux constructeurs automobiles du monde entier.

Encore une fois, tout le monde ne choisissait pas les quatre-roues motrices. La Lancia 037 offrait ainsi une dernière version extrêmement provocante des propulsions. Lancée alors que la Delta S4 était déjà à l'état de projet, la Lancia 037 faisait sensation. Magnifiquement équilibrée, elle devenait la digne héritière de la Stratos... Sans toutefois pouvoir rivaliser avec l'adhérence pure des Audi. Ce que Lancia cédait dans les virages lents, la marque italienne tentait de le rattraper par la ruse... Avec l'apparition d'arrêts à mi-spéciale au Monte-Carlo par exemple !

Souvent, de nombreuses spéciales alpines étaient couvertes de neige dans l'ascension des cols avant une descente sur une route sèche. Lancia optait alors par un changement de pneus, des cloutés aux slicks, au sommet. Un plan parfait, dont Walter Röhrl et Markku Alén profitaient pour signer le premier doublé de la saison en 1983.

La tendance de fond allait toutefois vers les quatre roues motrices. Le titre constructeurs remportait par Lancia pour deux points seulement d'avance sur Audi en 1983 était donc encore plus impressionnant, même si Walter Röhrl ne pouvait rien faire pour empêcher Hannu Mikkola d'être enfin sacré...

Un an plus tard, la domination d'Audi était totale. Stig Blomqvist devançait son équipier Hannu Mikkola pour devenir le premier pilote suédois à remporter la couronne tandis que l'équipe allemande s'imposait chez les constructeurs.

L'Audi Quattro A1 avait évolué en Audi Quattro A2 à Ingolstadt, mais le reste du monde s'était déjà mis au travail.

Les stratégies innovantes de Lancia ont permis à Walter Röhrl de remporter le Monte-Carlo en 1983

L'étape supérieure

Si Audi a développé l'idée de la voiture de rallye à quatre roues motrices, cette dernière a sans aucun doute été affinée, améliorée, voire perfectionnée par Peugeot. Née de l'esprit du brillant designer Jean-Claude Vaucard, la 205 T16 a fait ses débuts en Corse en 1984. Déjà dans le rythme dans les virages au-dessus d'Ajaccio, elle s'imposait dès la Finlande.

L'un des problèmes inhérents de l'Audi Quattro était la répartition du poids. Peugeot contournait le souci en plaçant son moteur turbocompressé en position centrale arrière.

Au cœur de la décennie, le souci du détail d'Audi était fascinant. Les Allemands avaient raccourci leur Quattro A2 en Sport, sans doute l'une des machines les plus redoutables de l'histoire du WRC. Leurs efforts n'avaient toutefois fait qu'accentuer le déséquilibre de la voiture. Stig Blomqvist, pour ne citer que lui, a ainsi toujours été plus à l'aise avec l'ancienne version, plus longue et plus stable.

Cherchant à déplacer une partie de la masse vers l'arrière, Audi plaçait le radiateur et l'ensemble du système de refroidissement à l'arrière d'une E2 aux ailes folles, mais cette voiture ne s'est imposée qu'une seule fois (au Sanremo 1985) aux mains de Walter Röhrl.

En parallèle, Peugeot montait en puissance. Son amélioration s'accompagnait également d'un immense aileron arrière, mais la Peugeot 205 T16 E2 s'avérait la plus conquérante de l'ère du Groupe B. Timo Salonen et Juha Kankkunen remportaient successivement le titre en 1985 et 1986 avec un Lion doublement couronné sous la houlette de Jean Todt, l'ancien président de la FIA.

Juha Kankkunen a dominé les débats avec la Peugeot 205 T16 E2 en 1986

Et les autres ?

Lancia, MG, Ford et Citroën se sont également lancés en Groupe B, mais trop tard.

Lancia était sans doute la plus grande menace pour Peugeot avec sa Delta S4. Henri Toivonen la menait à la victoire dès le RAC Rally 1985 et le Finlandais figurait parmi les favoris pour le titre l'année suivante. Sa disparition et celle de son copilote Sergio Cresto au Tour de Corse 1986 a marqué un tournant dans l'histoire d'un sport privé de deux de ses plus brillants espoirs.

Markku Alén a tout fait pour repousser l'échéance face à Peugeot et a été - brièvement - champion lors d'une dernière année à oublier pour les Turinois et le Groupe B.

La MG Metro 6R4 d'Austin Rover a été lancée lors de la même manche que la Delta, mais sa configuration moteur était à l'opposé. Les Britanniques avaient opté pour un moteur V6 de 3,5 litres dépourvu d'admission forcée. Malgré son aspect magnifique, son look divisait aussi l'opinion, mais quand Tony Pond terminait troisième du RAC 1985, les espoirs d'une nation reposaient entre ses mains. La ferveur ne manquait pas à l'approche de la saison 1986, mais ce podium allait être le meilleur résultat d'une voiture tout simplement déjà dépassée.

Superbe, la Ford RS200 apparaissait encore plus tard, à l'occasion du deuxième rendez-vous de la saison 1986. Très prometteuse, et clairement puissante au contraire de la Metro, la voiture manquait en revanche de développement face à la suprématie de Peugeot sur le Groupe B. L'Ovale bleu ne renouait donc pas avec ses succès de la décennie précédente...

Quant à la Citroën BX 4 TC, elle disparaissait aussi vite qu'elle n'était arrivée. Lourde et pataude, elle en était même pénible à regarder ! 

Tony Pond a soulevé les foules avec son podium à domicile avec la MG Metro 6R4 en 1985

Un nouveau tournant ?

Le Groupe B est devenu victime de son propre succès. Au fur et à mesure que la puissance augmentait, le danger aussi. Ari Vatanen a été sévèrement blessé lors d'un accident au Rallye d'Argentine 1985. Son baquet s'est détaché de son sous-châssis alors que la voiture dévalait une montagne et le champion 1981 s'est longtemps battu pour sa vie à l'hôpital.

La sécurité de la catégorie avait déjà été remise en question depuis la mort d'Attilio Bettega après le choc de sa Lancia 037 contre un arbre en Corse en 1984.

Après l'accident tragique de la Ford RS200 de Joaquim Santos mettant fin à l'engagement de la marque au Rallye du Portugal 1986, les instances dirigeantes du sport automobile avaient déclaré l'état d'urgence. 

Le Groupe B avait conquis les cœurs de millions de spectateurs à travers le monde. Le sport rivalisait avec la Formule 1 en termes de popularité. Mais il fallait agir après le drame impliquant Toivonen et Cresto, prisonniers de leur Lancia Delta S4 en feu au Tour de Corse 1986. Dès le lendemain, Jean-Marie Balestre, le président de la FISA, annonçait le remplaçement du Groupe B par le Groupe A dès 1987.

Avant de baisser le rideau, le Groupe B proposait un ultime rebondissement. Lancia avait remis en cause les dispositifs aérodynamiques de Peugeot sur la 205 au Rallye de Sanremo, avec pour conséquence l'exclusion de l'équipe française de l'épreuve italienne. Cette décision était finalement annulée, onze jours après la fin du Rallye Olympus aux États-Unis... La dernière manche de la saison ! 

Markku Alén avait eu le temps d'être brièvement titré avant que le pilote Lancia ne remette la couronne à son rival chez Peugeot, Juha Kankkunen...

Les plus grands pilotes du WRC - Juha Kankkunen

Un nouveau monde

Christian Geistdörfer l'a dit mieux que quiconque. Quand Walter Röhrl et lui ont essayé l'Audi 200 Groupe A, le copilote allemand a sèchement déclaré « c'est comme passer d'une fusée à un vélo ».

À son apogée, les modèles du Groupe B développaient près de 600 chevaux. Le Rallye Monte-Carlo 1987 voyait ensuite arriver des voitures dérivées de la série avec moitié moins de puissance, délivrée pour la grande majorité d'entre elles uniquement aux roues avant ou arrière.

Avec la nouvelle règlementation, les voitures de rallye devaient être issues de la gamme actuelle d'un constructeur. Lancia était de loin la mieux préparée avec une variante rallye de sa Delta HF 4x4 de série. La Mazda 323 était également dans le coup les premières années du Groupe A, malgré un moteur de 1600 cm3 contre le bloc deux litres de Lancia.

En parallèle, Ford avait préparé une Sierra RS Cosworth, une propulsion dôtée d'un moteur turbocompressé. Ironiquement, Ford avait aussi un Sierra XR 4x4, mais celui-ci était encombré d'un moteur V6 manquant de puissance. Il faudrait attendre les années 1990 pour voir le meilleur des deux modèles briller en rallye...

Lancia dominait les premiers jours du Groupe A, avec neuf victoires en treize rallyes en 1987, puis dix en 1988. La plupart du temps, la décision la plus difficile - sans entrer dans des considérations politiques - était de savoir qui serait le pilote autorisé à gagner sur tel rallye. En 1988 et 1989, il n'était donc pas surprenant de voir l'Italien Miki Biasion remporter deux titres consécutifs.

Si le contrôle et l'autorité de Lancia ne souffraient d'aucune contestation en 1988, les prémices d'une révolution venue d'Extrême-Orient arrivaient...

Arrivée en mondial en 1988, Mitsubishi s'impose avec Mikael Ericsson et sa Galant VR-4 dès l'année suivante en Finlande

Favori de longue date sur les épreuves typées endurance en Afrique, Toyota se tournait sur un programme en WRC avec le Toyota Team Europe dirigé par Ove Andersson et basé à Cologne. La Celica GT-Four voyait ainsi le jour. Faisant ses débuts en 1988, la machine japonaise ne gagnera que la saison suivante grâce à Juha Kankkunen en Australie, mais la menace était établie.

Toyota n'était pas seul. Mitsubishi était dans une position similaire, avec une riche expérience sur des rallyes aux coins les plus reculés de la planète. Andrew Cowan, via sa structure Ralliart, parvenait à convancre les dirigeants japonais des mérites d'un effort presque complet en WRC. La Galant VR-4 faisait aussi ses débuts en 1988 et s'imposait aux mains de Mikael Ericsson et Pentti Airikkala dès 1989.

Si les années 1980 s'achevaient sur un nouveau succès pour Miki Biasion et Lancia, il ne faisait aucun doute que les temps changeaient avec le retour des constructeurs en WRC à l'aube des années 1990. La prochaine décennie pourrait-elle être encore plus tumultueuse que celle qui vient de s'écouler ?

Vendredi prochain : les années 1990

L'œil des experts

Nous avons demandé à six experts à la connaissance encyclopédique du WRC de nous raconter leurs plus grands moments des années 1980. Et encore une fois, l'éventail des réponses est assez large ! 

Comme indiqué ci-dessus, la décennie a été dominée par l'arrivée des quatre roues motrices turbocompressées et des monstres du Groupe B et il n'est pas surprenant que les deux figurent dans les choix de nos experts.

Jari-Matti Latvala a cité toute l'ère de la Quattro tandis que David Evans a choisi le Salon de l'Automobile de Genève de 1980, où Audi a présenté pour la première fois sa traction intégrale.

Il n'a fallu à la Quattro que deux rallyes pour s'imposer et Julian Porter a choisi la victoire d'Hannu Mikkola en Suède en 1981, soit le premier succès d'une quatre roues motrices et un véritable tournant dans l'histoire du sport.

La deuxième victoire d'Audi est survenue huit manches plus tard au Sanremo. Elle était remportée par Michèle Mouton, la première et seule pilote femme à s'imposer en mondial à ce jour. Marco Giordo et Michel Lizin ont salué le premier des quatre triomphes de la Française.

Michèle Mouton a marqué l'histoire au Rallye Sanremo 1981

Hannu Mikkola a finalement remporté le premier titre chez les pilotes pour Audi deux ans plus tard, un autre moment historique pour  Marco Giordo.

Au fil de la décennie, les voitures incroyablement puissantes du Groupe B ont dominé les débats et Jari-Matti Latvala retient la période 1983-1986 comme véritablement mémorable.

Avant cette époque, la victoire d'Henri Toivonen au RAC Rally 1980 à l'âge de 24 ans et 86 jours - devenant ainsi le plus jeune vainqueur d'une manche du WRC jusqu'à ce que Jari-Matti Latvala batte ce record de précocité en 2008 - a également eu les faveurs de Julian Porter.

Toivonen a dû attendre cinq ans de plus pour son deuxième succès en WRC. En 1985, son copilote Neil Wilson et lui se sont de nouveau imposés en Grande-Bretagne avec une Lancia Delta S4 au terme d'un rallye exténuant de soixante-deux spéciales et plus de 850 km de compétition. Après 80 secondes de pénalités sur le routier les reléguant au troisième rang à cinq minutes de leur équipier Markku Alén, les deux hommes ont riposté et pris l'avantage sur Tony Pond et le leader pour l'emporter avec près d'une minute. Une victoire remarquable saluée par Reiner Kuhn, David Evans et Jari-Matti Latvala.

Enfin, Michel Lizin a souligné la victoire suivante d'Henri Toivonen au Rallye Monte-Carlo 1986. Le Finlandais comptait une belle avance jusqu'à ce qu'un accident de la route lui coûte du temps et lui endommage le fémur. La direction de l'équipe l'a encouragé à abandonner, mais le Finlandais a persévéré pour arracher un autre succès inoubliable. Son dernier aussi...

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