mardi | 14 sept. 2021

La Grèce, vue du parc d'assistance

C'était presque comme si nous n'étions jamais parti... En passant à Delphi, Itea et d'autres spéciales comme Bauxites et Tarzan, tout semblait à nouveau bien à sa place le week-end dernier.

Le Rallye des Dieux de l'Acropole était de retour. Et clairement sous son meilleur jour.

Le passage de l'été aux prémices de l'automne préoccupait certains acteurs. Comment l'Acropole pourrait-elle être à la hauteur de sa réputation sans le soleil brûlant et étouffant les équipages avec des températures proches de 60°C dans l'habitacle ? 

Ne vous inquiétez pas, la météo a bel et bien joué son rôle. Le parc d'assistance donnait vue sur l'un de ces gros nuages sombres menaçants les jours précédant le départ. Et cela n'a fait qu'alimenter une atmosphère déjà captivante. La Grèce était de retour et, pour la plupart des équipages, cela était synonyme d'un nouveau pas vers l'inconnu.

Comme l'Acropole d'autrefois, la météo a joué son rôle en Grèce. Avec de la pluie plus que de la chaleur.

Le Parthénon a fourni un bel apéritif pour la cérémonie de départ. Impossible de penser à une image résumant mieux l'optimisme, l'énergie et l'enthousiasme qu'une photo de groupe de toutes les voitures alignées sous un bâtiment construit il y a 2500 ans.

Le passé antique et la fin d'une époque réunis. Cette année, la génération actuelle de World Rally Cars fait sa tournée d'adieux et un passage à Athènes semblait être un beau signe du destin.

S'arrêter pour une tasse de café et une part de gâteau au miel était spécial. Nous avions positionné notre table en terrasse en direction des voitures et l'accueil de notre entourage était assez extraordinaire. Les équipages étaient traités comme des rois de retour. Ou des dieux, en l'occurence.

Les meilleures actions de l'EKO Acropolis Rally Greece 2021

Le WRC est une aventure magnifique à bien des égards, mais l'un de ses meilleurs aspects concerne les voyages. Nous allons d'étape en étape dans certaines des plus belles régions du monde. Quand le drapeau tombe, la concentration est à son paroxysme pour se concentrer sur les notes et les virages qu'elles décrivent, mais entre ces instants, vous pouvez vous arrêter, vous lever et admirer le paysage avec émerveillement. Ce week-end offrait de nombreuses occasion de le faire : du haut du canal de Corinthe aux collines et les montagnes s'élevant du golfe du Mali avec Kamena Vourla et une assiette de kolokythokeftedes (des boules à base de courgettes), en passant par l'odeur du Souvlaki. Un régal absolu.

C'est toutefois l'humain qui a fait la différence la semaine dernière (avec la compétition intense et la belle victoire de Kalle Rovanperä). Où que vous alliez dès votre atterrissage, les habitants - à commencer par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis - étaient accueillants et profondément reconnaissants d'assister au retour d'un sport et d'un événement qu'ils connaissent et aiment depuis les années 1950.