jeudi | 29 avril 2021

Elfyn Evans revient sur le coup d'assommoir de Sébastien Ogier

Six dixièmes de seconde après plus de 300 kilomètres menés à toute allure...

Le temps d'un battement de cils est estimé à 15/100e de seconde. Répétez-le quatre fois de suite et vous aurez une idée de l’écart entre Sébastien Ogier et Elfyn Evans à l'arrivée du Rallye de Croatie le week-end dernier.

Cet écart n'est autre que la troisième arrivée la plus serrée de l'histoire du Championnat du Monde FIA des Rallyes, mais il a fait toute la différence pour Elfyn Evans.

Le Gallois avait pris le départ de la troisième manche du calendrier à égalité de points avec Sébastien Ogier et il était le grand favori pour la victoire au moment d'affronter la Wolf Power Stage.

Les meilleures actions du Rallye de Croatie 2021

Six minutes et dix-huit secondes plus tard, Elfyn Evans comptait dix points de retard sur son équipier... Tout cela à cause de ces six dixièmes de seconde.

« Ce n'est pas idéal de perdre le rallye pour 6/10e et de se retrouver à dix points de Sébastien alors que nous étions à égalité au départ », souriait tristement Elfyn Evans tout en repensant à sa petite excursion dans l'herbe tout près de l'arrivée. « Mais tout reste extrêmement ouvert finalement. Je crois que mon erreur ne m'a coûté beaucoup de temps sur le moment, mais plutôt dans l'énorme ligne droite qui suit. Vous emmenez toute la vitesse perdue dans cette longue ligne droite. Le virage était un peu plus glissant que je ne m'y attendais et cela peut parfois arriver. Comme Sébastien l'a dit, il faut parfois prendre des risques si l'on veut claquer un temps, surtout lorsque les écarts sont aussi serrés. »

La Croatie, vue du parc d'assistance

La Croatie, vue du parc ...

Vingt mois après la dernière épreuve 100 % asphalte du Championnat du Monde FIA des Rallyes, le Rallye de Croatie nous a ...

En lire plus

Rarement en dehors du duo de tête tout au long du rallye, Elfyn Evans avait pris les commandes après l'accident de la circulation de Sébastien Ogier dimanche matin. Le Gallois a néanmoins admis qu'il s'était parfois senti peu à l'aise sur l'asphalte pollué par la terre.

« C'était au début du week-end », a expliqué Elfyn Evans. « Je pense que c'était un peu attendu, car il était très difficile d'avoir une image complète des conditions malgré deux jours d'essais. C'était tellement sale, encore plus que nous nous y attendions. Vous essayez d'adapter la voiture pour anticuper, mais nous n'avions aucune expérience des spéciales et nous avons appris au fur et à mesure. Nous nous adaptions constamment. Au fil du week-end, je me suis senti de plus en plus à l'aise avec la voiture et les nouveaux pneus et je me sentais plutôt bien à la fin de samedi. C'était parfait aujourd'hui [dimanche] et cela nous a permis de nous battre pour la victoire. »

Read more news