jeudi | 26 sept. 2019

Les prétendants : Sébastien Ogier

Les prétendants : Sébastien Ogier

Dans la deuxième partie de notre série portant sur les trois derniers protagonistes pour le titre mondial, nous nous concentrons sur le pilote Citroën Racing Sébastien Ogier.

Sébastien Ogier occupe la deuxième place du classement général à trois rallyes du dénouement de la saison. Quelles sont ses chances de terminer en tête du classement pour une septième année consécutive en fin de saison ?

En un seul mot : bonnes. Néanmoins, deux mots valent peut-être mieux qu’un seul, donc essayons avec : pas mal.

Il y a douze mois, le Français s'est rendu au Wales Rally GB en étant troisième à vingt-quatre points de la tête. Trois rallyes et un peu plus d'un mois plus tard, il quittait l'Australie en étant sacré avec une marge de dix-huit unités.

Sur papier, les chiffres parlent en sa faveur. Il a davantage d'expérience que ses adversaires sur le Wales Rally GB, le Rally RACC Catalunya - Rally de España et le Kennards Hire Rally Australia.

À lui seul, il en a pris trente fois le départ en tout, soit neuf de plus que Thierry Neuville et onze de plus que le leader Ott Tänak. De plus, il est le seul à s'être déjà imposé sur les trois épreuves. Sans une erreur dans un virage à gauche en Catalogne il y a quatre ans, Sébastien Ogier aurait même fait le coup du chapeau ! 

Un an plus tard, il en remportait deux des trois tout en terminant deuxième à Coffs Harbour.

L'année dernière, Sébastien Ogier l'a emporté au Pays de Galles avant de se contenter de la deuxième place derrière un Sébastien Loeb pigiste en Espagne, puis de conserver sa couronne en terminant cinquième aux antipodes.

Sébastien Ogier a fait un pas vers son sixième titre en s'imposant en Grande-Bretagne l'an dernier

Laissons de côté les statistiques qui appartiennent toutefois au passé.

Ott Tänak et Toyota forment aujourd'hui le duo à battre sur terre rapide, voire sur n'importe quel type de terre à l'exception des pistes rocailleuses et rocheuses turques.

Sébastien Ogier le sait. Tout comme il est également conscient que sa Citroën C3 WRC est de plus en plus rapide (probablement pas aussi vite qu’il le voudrait, certes) et qu'Esapekka Lappi l'a démontré en terminant deuxième en Finlande... Là où le Français, littéralement malade comme un chien, avait réussi à entrer dans le top cinq.

Plus nous avançons dans la saison, plus la science du rallye, la régularité et la capacité à piloter sous une pression énorme deviennent importantes. Sébastien Ogier a déjà démontré - à maintes reprises - qu'il possédait ces atouts... Et nous parlons d'un sextuple champion du monde.

Comme nous l’avons dit au début, quelles sont ses chances de remporter un septième titre consécutif dans trois rallyes ?

Pas mauvaises.

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