mardi | 10 déc. 2019

Bilan de saison : Citroën

Bilan de saison : Citroën

Birmingham, Grande-Bretagne. Janvier. Tout semblait rose pour les rouges, qui venaient de retrouver l'un de leurs Sébastiens préférés pour une saison où un premier titre depuis 2012 semblait plus que jamais possible.

Les choses allaient encore mieux après la manche d'ouverture où Sébastien Ogier s'imposait sur le Rallye Monte-Carlo. Au deuxième rendez-vous, son équipier Esapekka Lappi transposait le rythme vu dans les Alpes en deuxième place sur la neuge suédoise.

Comme le dit l'expression, jamais deux sans trois, et Sébastien Ogier enchaînait avec un nouveau podium grâce à sa victoire au Rallye du Mexique.

La disette de Citroën semblait proche de la fin. Sur les sept premiers rallyes du calendrier, une Citroën C3 WRC était toujours sur le podium. La défense du titre de Sébastien Ogier était également bel et bien lancée puisqu'il menait le championnat avec deux points d'avance sur Ott Tänak.

Si Sébastien Ogier occupait la tête à mi-saison, Esapekka Lappi avait plus de mal à confirmer son podium suédois avec un gros accident en Argentine, puis un abandon après avoir froissé sa suspension au Portugal.

Il devenait de plus en plus évident que le Finlandais ne trouvait pas la même aisance qui était la sienne jadis au volant de Toyota et de Škoda. Esapekka Lappi terminait régulièrement les spéciales avec une mine déconfite en disant plus que tous les mots qu'il n'osait prononcer.

Les solutions magiques existent rarement au sein de l'élite du rallye, mais Citroën remettait au goût du jour des options de réglages depuis longtemps oubliées et Esapekka Lappi retrouvait soudainement davantage de confiance au freinage.

Esapekka Lappi a rebondi en obtenant la deuxième place en Finlande.

Cela lui permettait de prendre la deuxième place en Finlande, puis deux manches plus tard en Turquie où seul Sébastien Ogier parvenait à le devancer.

Sur le papier, tout semblait indiquer un véritable tournant pour le constructeur français. Les impressions étaient trompeuses. Sébastien Ogier perdait gros en commettant l'une de ses rares erreurs en Italie, mais le manque de vitesse de sa monture en Finlande et en Allemagne mettaient le plus à mal ses chances de remporter un septième titre consécutif.

Citroën touchait le fond en Allemagne, où Sébastien Ogier et Esapekka Lappi étaient pris de vitesse à Bostalsee et se classaient bons derniers du top huit.

Sébastien Ogier avait toujours mathématiquement ses chances après une troisième place acquise à la force du poignet en Grande-Bretagne. Un résultat mettant en évidence la situation de l'équipe et de son équipage. Douze mois plus tôt, le Français et son copilote Julien Ingrassia avaient été brillants pour s'imposer avec une Ford Fiesta WRC. Cette fois, ils étaient sans réponse face au rythme d'Ott Tänak et de Thierry Neuville.

Le match était plié un peu plus tard au mois d'octobre lorsque Sébastien Ogier devait renoncer à la tête sur un problème de direction assistée en Espagne. De son côté, Esapekka Lappi était coupé net dans son élan par son moteur.

Des semaines plus tard, Sébastien Ogier prenait la sortie. Citroën embrayait dans la foulée...

VIDEO

More News