Qu’est-ce que le WRC ?

Le Championnat du Monde FIA des Rallyes (WRC) voit s’affronter les meilleurs pilotes et copilotes au volant de voitures dérivées de la série dans les conditions les plus variées et difficiles de la planète.

Fondation

Créé en 1973, le WRC est une bataille épique contre la montre et les éléments. Le calendrier se compose de treize rallyes, couvrant six continents et quinze pays. L’homme et la machine doivent tout maîtriser, des pistes forestières enneigées dans un froid polaire aux cols de montagne rocailleux dans de véritables fournaises.

 

Comment un rallye fonctionne-t-il ?

Chaque rallye est divisé en secteurs chronométrés, généralement entre 15 et 25, appelés « spéciales » et disputés sur des routes fermées à la circulation.

À tour de rôle, les pilotes s’élancent dans les spéciales avec l’objectif de les terminer le plus rapidement possible, au dixième de seconde près. Un copilote lit des notes détaillées afin d’indiquer au pilote les conditions de route.

Afin de se rendre sur les spéciales, mais aussi d’en repartir, les équipages roulent sur des routes ouvertes à la circulation, et doivent ainsi respecter le Code de la route.

Au terme du rallye, l’équipage ayant terminé l’ensemble des spéciales en un minimum de temps est déclaré vainqueur. Des points sont attribués aux dix premiers selon le barème 25-18-15-12-10-8-6-4-2-1 pour les championnats pilotes et constructeurs.

 

Le déroulement d’un rallye

La plupart des rallyes suivent un format identique, débutant par deux journées de « reconnaissances » durant lesquelles les pilotes et copilotes repèrent le parcours à vitesse réduire pour préparer leurs notes.

Les reconnaissances sont suivies d’un « shakedown » le jeudi matin. Cette séance d’essais permet aux concurrents de peaufiner les réglages de leur voiture de course avant le départ.

Le rallye commence véritablement le jeudi soir, généralement avec une courte spéciale tracée pour le spectacle dans un stade ou les rues de la ville hôte.

La compétition s’étale ensuite pendant trois jours avant de se terminer dimanche midi par la Power Stage. Diffusée dans le monde entier à la télévision, cette spéciale offre des points bonus aux cinq pilotes les plus rapides.

 

Le parc d’assistance

Les concurrents se rendent au « parc d’assistance » à des horaires prédéterminés pour permettre aux mécaniciens de leur équipe d’intervenir sur les voitures. Il y a généralement trois passages par jour :

  • Une visite initiale de 15 minutes le matin avant la première spéciale
  • Une séance de 40 minutes à mi-parcours d’une journée de compétition
  • Une session de 45 minutes en fin de journée pour préparer les voitures en vue du lendemain

Le temps imparti est strictement limité et des pénalités de temps sont appliquées si un concurrent le dépasse. En fin de journée, les voitures sont gardées dans un parc fermé et sécurisé, auquel ni les membres de l’équipe ni l’équipage n’ont accès.

En dehors du parc d’assistance, seuls les pilotes et copilotes peuvent réparer ou régler leur voiture, en s’armant uniquement des outils et pièces de rechange présents à bord de leur véhicule.

 

Les pénalités de temps

Des pénalités de temps sanctionnent les concurrents arrivant en retard aux points de contrôle situés au départ des spéciales, à l’entrée ou à la sortie du parc d’assistance, par exemple.

 

Les abandons

Les pilotes ayant abandonné en raison d’un problème mécanique ou d’un accident peuvent repartir le lendemain si leur voiture est déclarée apte à reprendre. Pour chaque spéciale manquée après l’abandon, le concurrent écope d’une pénalité de 10 minutes à ajouter au temps de référence établi par l’équipage le plus rapide dans la même catégorie technique.