Le debriefing de la Sardaigne : partie 1

Dans la première partie de notre débriefing du Rally Italia Sardegna, nous revenons sur le moment clé et l'homme du week-end.

Le tournant du rallye
La spéciale de Monte Lerno est caractéristique de la Sardaigne. La foule vient en nombre pour admirer les sauts sur le célèbre Micky’s Jump, mais on y retrouve aussi des routes de plus en plus étroites, bosselées et cassantes. Tout un programme !

Samedi, le premier passage a coûté très cher à Sébastien Ogier. Parti avec 19''5 d'avance sur Thierry Neuville, le Français ne signait que le sixième temps, voyant ainsi son rival revenir à 4''9 au terme des 28,89 kilomètres. 

Face à une telle offrande, Thierry Neuville ne se privait pas pour exploiter cette nouvelle opportunié. « Sûrement un faux rythme », confiait alors le champion du monde en titre. Le lendemain à Alghero, il savait exactement où étaient les prémices de sa défaite.

Le pilote du rallye
Tout débat est inutile : Thierry Neuville !

Le Belge ne manque jamais de confiance et une fois remis en selle avec sa prestation sur Monte Lerno, le prédateur a senti l'odeur du sang. Ne voulant pas assurer la deuxième place et de gros points, il voulait absolument battre son rival avant la pause estivale.

Auteur d'un dimanche parfait avec quatre scratches en quatre spéciales, le pilote Hyundai a associé talent et courage dans la Power Stage (Sassari-Argentiera) pour sceller son triomphe. Un vrai travail de champion...

La Sardaigne a été riche en rebondissements.

Vous n'y croirez pas
Début juin, le soleil brille au-dessus de la Sardaigne et les températures approchent des 30°C. Pas cette fois. Les fortes averses ont rendu les spéciales du vendredi si humides et boueuses que l'on aurait dit le Wales Rally GB.

Les conditions traditionnelles sont toutefois revenues assez rapidement puisque nous dégustions quelques glaces à l'italienne sous 31°C dimanche.

La phrase du rallye
Vendredi, les conditions détrempées et boueuses sur la deuxième boucle que la spéciale technique et piégeuse de Tula a provoqué de gros écarts. L'état des routes empirait au fil des passages, au détriment des concurrents s'élançant plus tard.

Mads Østberg résumait parfaitement la situation : « On a parfois l’impression de faire cette spéciale à pied… Et la balade est longue ! »

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