FIA

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Le bilan à mi-saison :
Robert Kubica

Après Sébastien Ogier, Mikko Hirvonen, Kris Meeke, Thierry Neuville, Jari-Matti Latvala, Mads Ostberg, Juho Hanninen et Andreas Mikkelsen, intéressons-nous à la première moitié de saison de Robert Kubica, qui roule cette saison en Ford Fiesta RS WRC.

L’ancien pilote de Formule 1 est arrivé en WRC après être passé par la case WRC 2, avec succès. La marche à franchir jusqu’aux World Rally Cars allait-elle être trop grande ? Oui. Et c’est un oui invariable.

Robert Kubica s’est vu proposer un challenge immense, pour sa première saison au plus haut niveau du rallye mondial. Il a parfaitement démarré la saison, laissant espérer ses fans d’une année pleine de succès.

Avec deux meilleurs temps pour débuter le Rallye Monte-Carlo, il semblait en effet le plus affuté. Mais un accident l’a ensuite fait tomber au quatrième rang, annonçant la teneur des manches suivantes.Le Polonais est ainsi parti à la faute en Suède, puis deux fois au Mexique et deux fois au Portugal. Ceci a bien évidemment gommé la confiance qu’il avait pu acquérir en début de saison. 

Kubica a alors réalisé qu’il lui fallait peut-être sacrifié un peu de vitesse pour aborder les spéciales avec davantage de sécurité, afin de pouvoir terminer les rallyes. Exposé comme cela, l’affaire paraît simple mais c’est tout sauf naturel pour un ancien pilote de F1, pour qui la qualité première est la vitesse.

Mais, grâce au soutien de la structure M-Sport, il a réussi à prendre un tournant dès le rallye suivant, en Argentine. Il y a terminé le rallye, à la sixième place, sans partir à la faute une seule fois.

Il a encore fait mieux ensuite, en Sardaigne. Il a su se jouer des conditions climatiques, tenir le coup physiquement, tout en conduisant vite et juste. Il a longtemps pointé au cinquième rang, avant d’être victime d’un problème de suspension, le repoussant à la huitième place. Mais en montrant des progrès encourageants.

Le Rallye de Pologne ne s’est ensuite pas passé comme prévu pour la star polonaise, qui a endommagé la roue arrière droite de sa Ford Fiesta RS WRC. Mais, maintenant, Kubica sait ce qu’il fut faire pour engranger de bons résultats en WRC. Trop souvent mal récompensés de ses chronos par des sorties consécutives à une attaque trop agressive, il sait gérer son effort.

Il lui reste six rallyes à disputer cette saison, dont trois sur asphalte. Ces rendez-vous pourraient être capitaux pour lui, surtout s’il montre de la vitesse. L’ancien ‘pistard’ pourra utiliser pour viser un objectif réaliste : monter sur le podium.

Le top
Kubica a terminé huitième en Sardaigne. Il a reconnu que c’était la première fois qu’il prenait plaisir lors d’un rallye terre, en étant satisfait de son pilotage. Ce fut une belle parenthèse, d’autant que c’est sans doute à ce moment qu’il a compris ce qu’était le WRC.

Le flop
Le Rallye du Portugal est un de ceux sur lesquels Kubica pouvait se prévaloir d’une expérience précédente. Mais, finalement, elle n’a servie à rien. Parti deux fois à la faute, il a alors enregistré son quatrième abandon en cinq courses au volant d’une WRC. « Je traverse une période difficile de ma vie, avait-il dit. Je pense qu’il faut que j’oublie tout ce que je sais et que j’aborde les rallyes comme je le faisais au tout début. »

Robert Kubica gallery

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