FIA

Jarmo Lehtinen :
les dangers du brouillard

Le brouillard matinal est l’un des pièges récurrents du Rallye d’Argentine. Avant la course de la semaine prochaine, wrc.com a donc questionné Jarmo Lehtinen, copilote de Mikko Hirvonen, sur le sujet.

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A quel point est-il difficile de lire les notes en cas de brouillard ?
« Ca n’est vraiment pas facile parce que le rythme change complètement. Dans le brouillard, le pilote a besoin de freiner à des endroits étranges, il est donc difficile de garder le rythme avec les notes. J’ai besoin de regarder beaucoup plus souvent dehors. »

Lorsque la visibilité est faible, cela vous aide beaucoup de regarder dehors ?
« Quand je lis les notes par temps clair, je n’ai pas besoin de regarder dehors parce que je connais le rythme et je peux sentir les virages et les freinages. Mais quand il y a du brouillard, le pilote freine à des endroits inhabituels, même en ligne droite. Cela crée de la confusion parce que je ne sais pas si la ligne droite est finie ou bien s’il n’en est qu’à la moitié mais ne voit rien. Je ne peux me fier à rien d’habituel, je dois donc regarder où on est. »

C’est donc plus difficile en ligne droite que dans les portions sinueuses ?
« Oui, les longues lignes droites sont les pires. Si les virages s’enchainent, ça peut aller. La vitesse n’est pas très élevée et on peut garder le rythme. Mais dans les longues lignes droites il est difficile de savoir où on est. »

Jarmo Lehtinen en action avec Mikko Hirvonen sur le Rallye du Portugal

Que pouvez-vous faire pour vous faciliter la vie ?
« Parfois dans les notes, on indique les points de freinage qui correspondent à un arbre bizarre, un gros trou ou bien une maison. On identifie un objet et on l’utilise comme repère de freinage ou de début du virage. La note peut dire « moyen droite à partir de la pierre », on sait donc que c’est à partir de la pierre qu’on doit tourner et on peut ajuster le freinage. »

Pouvez-vous facilement sentir que votre pilote est incertain dans le brouillard ?
« Je sens immédiatement la différence. Le pilote dira que les notes étaient bonnes et qu’elles étaient lues correctement, mais qu’il n’avait pas le bon feeling avec la voiture. Je le sens tout de suite, surtout si ça fait longtemps que je suis son copilote, comme c’est le cas avec Mikko. »

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