Le debriefing de la Corse : partie 2

Dans cette seconde partie du débriefing du Corsica linea - Tour de Corse, nous revenons sur les fortunes diverses des deux Seb et nous nous demandons si le week-end de Thierry Neuville a été si mauvais que ça...

La spéciale

Sacré morceau pour commencer ! Plus d'une demi-heure de concentration intense et de précision de pilotage pour venir à bout des 49,03 km entre La Porta - et sa fameuse église - et Valle di Rostino, en passant par le Col Saint-Antoine.

Un incroyable challenge dans lequel Sébastien Ogier bâtit une grande partie de sa victoire. Le maestro se montrait près de dix secondes plus rapide que Sébastien Loeb. Troisième, Tänak pointait à une vingtaine de secondes. La démonstration était faite ! 

Le tournant

Une spéciale plus tard, le plus jeune des deux Seb voyait encore son avance s'accroître, après que "l'ancien" soit parti à la faute seulement 400 mètres après le départ. 

Rentré trop vite dans un virage et surpris par une trajectoire déjà salie, Loeb ne pouvait négocier la courbe suivante. En sous-virage, il venait échouer sa Citroën C3 dans un fossé...

Nous ne saurons jamais si Loeb aurait été en mesure de rivaliser avec Ogier. Mais avec trois meilleurs temps au cours du week-end, alors qu'il n'avait plus rien à gagner, le nonuple Champion du Monde a démontré qu'il n'avait rien perdu de son talent. Si jamais certains avaient un doute sur le sujet...

Ott Tänak a impressionné avec la deuxième place.

La déception

Des réponses monosyllabiques et d'incessants hochements de tête traduisaient la frustration de Thierry Neuville, qui n'arrivait pas à hisser sa Hyundai i20 au même niveau de performance que la Ford Fiesta d'Ogier.

Pour le vainqueur du Tour de Corse 2017, la troisième marche du podium n'était pas vraiment l'objectif. Mais les quinze points pris lors de ce mauvais week-end pourraient s'avérer précieux en fin d'année. 

C'est avec ce genre d'opération "survie" qu'Ogier a été chercher son cinquième titre l'an passé.

La surprise

Peut-on véritablement parler de surprise en voyant Ott Tänak monter sur la deuxième marche du podium pour son premier rallye 100% asphalte au volant de la Toyota Yaris ? Certainement pas, surtout quand on considère le niveau de performance global de l'Estonien depuis le début de la saison.

En réalisant le meilleur temps entre Vero et Sarrola-Carpocino, la plus longue spéciale du rallye avec ses 55,17 km, Ott a consolidé la deuxième place à l'arrivée de la manche qu'il apprécie le moins au cours de la saison !

VIDEO

More News